Bérénice

 12 mai à 20h

Texte Racine mes Célie Pauthe

Une scénographie très belle et épurée avec de grands rideaux blancs sur lesquels sont retroprojectés des extraits du film Césarée de Marguerite Duras. Des moments de pauses assez poétiques pour cette pièce évidemment en alexandrins, ce qui a été un obstacle à la compréhension pour certains (hélas…mais on peut espérer qu’en grandissant, ils seront sensibles au vers racinien !).
Le jeu des comédiens n’a pas soulevé l’enthousiasme (sauf Titus !) et le texte déclamé de façon hachurée peut être perçu comme didactique.
Une pièce qui a donc laissé certains sur leur faim…
Discussions après le spectacle.
Le retour des jeunes

Une grande Mélodie dans un Bérénice un peu long.

Nous avons assisté à « Bérénice » de Jean Racine, mis en scène par Célie Pauthe.
Cette pièce met en scène un amour impossible entre l’empereur de Rome nommé Titus et Bérénice, la reine de Palestine. Le peuple romain n’accepte pas une impératrice étrangère, c’est pourquoi Titus doit faire un choix. Titus choisira-t-il l’honneur ou l’amour ?
Je suis mitigée. A la fois la langue racinienne, le jeu des personnages sont très forts mais j’ai trouvé ce spectacle trop long et peu rythmé. Les tirades des personnages sont sûrement trop denses pour moi. J’ai trouvé néanmoins que le jeu des acteurs est impressionnant, par exemple celui de Mélodie Richard qui a une présence spectaculaire : lorsqu’elle entre sur scène les regards sont  rivés sur l’extravagante Bérénice.

Paula B.

La tragédie fait rire avec Bérénice !

La pièce Bérénice, écrite par Racine en 1670, est ici mise en scène par Célie Pauthe.
À Rome, dans l’Antiquité, trois souverains, Antiochus, Roi de Comagène, Titus, Empereur de Rome et Bérénice, Reine de Palestine. Les trois sont liés par des relations compliquées. Bérénice aime Titus et imagine sa vie entière avec lui, et même être nommée Impératrice. Titus aime Bérénice, voudrait vivre avec elle pour toujours, mais est contraint de la quitter par les lois romaines, qui exigent une impératrice romaine. Antiochus, lui, tait son amour pour Bérénice depuis cinq ans, est son confident et son plus fidèle ami, son seul souhait est de la voir heureuse. Il décide de lui avouer son amour et de quitter Rome. Les deux hommes entretiennent une relation très forte et se soutiennent mutuellement.
Les décors minimalistes et modernes, les costumes qui se confondent entre l’époque romaine et la moderne, les acteurs extrêmement doués :  c’est ce qui vous attend dans la mise en scène de Célie Pauthe. Seulement un canapé, une lampe, une table basse, deux rideaux et du sable au sol. Ce simple décor fera office d’appartement de Bérénice et d’appartement  de Titus. Tous les personnages y font évoluer l’histoire et l’intrigue durant deux heures quinze. L’espace tout entier est utilisé, les comédiens entrent par derrière, par la droite ou même par le centre, ce qui ajoute du dynamisme. Les acteurs riment sur les textes de Racine avec une grande précision et nous éblouissent. Plus la situation devient compliquée, plus les personnages cherchent leurs mots, plus les spectateurs se retrouvent à rire en chœur.

Un spectacle musicalement racinien et longuement touchant !

Dora F.

Bérénice est une pièce de Jean Racine relatant l’amour entre la reine d’Orient et l’Empereur romain Titus.

Si vous êtes amateur de romantisme, cette pièce est pour vous. Lors de la représentation que nous avons vue, j’ai trouvé que les acteurs jouaient à la perfection, surtout Bérénice et Titus. De plus, j’ai trouvé que les passages vidéo où la voix off nous raconte l’histoire de Cesare était plutôt bien pensés. En revanche la pièce comporte des longueurs et contient un texte qui n’est pas des plus simples. Je pense que cette pièce s’adresse surtout à un public renseigné et âgé. C’est un texte qui nous parle d’un amour impossible, de l’incompatibilité entre sentiments et politique.

Elio C.

Bérénice, une tragédie singulière

Bérénice est une pièce de théâtre écrite par Jean Racine et représentée pour la première fois le 21 novembre 1670 à l’hôtel de Bourgogne. Elle est mise en scène aujourd’hui par Célie Pauthe qui sera particulièrement sensible à cette histoire poignante où se concentre l’essence d’un lien intime.
Titus et Bérénice vivent un amour impossible. Ils ne peuvent se l’avouer. Bérénice ne peut pas même le concevoir : depuis cinq ans, son amant n’a cessé de lui jurer une passion éternelle. Quant à Titus, il préfère s’étourdir, s’aveugler. Mais voici que s’est levé le jour tragique. Entre la loi du monde et la foi des amants, il va falloir choisir. Et ce choix est un mortel déchirement.
C’est le choix de la sobriété et de la majesté qu’a fait Célie Pauthe dans sa scénographie de la pièce de théâtre Bérénice. La scène est constituée d’ un immense rideau blanc qui sert de support de vidéo-projection. Tout au long de la pièce il n’y aura qu’un décor représenté : un salon sobre et chic, des coupes de champagne et un sable envahissant qui laissera apparaitre deux contrastes inattendus. Le jeu des comédiens ainsi que leurs présences sur scène est époustouflant. En effet, Le texte résonne fort et haut, riche de toute sa palette de sons et de sens. Ainsi, le duo maudit des deux héros portés par Clément Bresson et Mélodie Richard fonctionne à merveille. Malgré cela, le spectacle était un peu trop long à mon goût et la langue racinienne était difficile à saisir. C’est en tout cas un beau moment passé à l’Odeon pour découvrir une nouvelle approche du spectacle racinien. Nous pouvons l’aimer ou la détester, mais une chose est sûre c’est qu’elle ne peut pas nous laisser indifférent.

Un spectacle que je conseille à tous les amateurs raciniens.

Lou C.

Bérénice, écrite par Racine en 1670, et mise en scène par Célie Pauthe.
En pleine Rome antique,  Titus, Empereur de Rome est épris d’un amour réciproque pour  Bérénice, Reine de Palestine. Cependant cet amour ne se peut, en effet les lois romaines lui interdisent d’épouser une étrangère. Ajouter à cela l’amour qu’a Antiochus, meilleur ami de Titus envers Bérénice et qui refoule ses sentiments au plus profond de lui, en respect à son ami. Dans un décor moderne et formidable, se passe une scène antique et regrettable.
Les comédiens dans des habits récents, ont très bien interprété le texte poétique de Racine. De plus l’utilisation d’un vidéo projecteur pour raconter des faits antiques a prouvé que mélanger antique et moderne peut être une très bonne idée.

Dominique T.

L’intrigue de Bérénice est simple mais poignante : Titus, amant de Bérénice réalise que leur amour est impossible. Titus perdrait son honneur envers Rome. De plus, le plus fidèle ami de Bérénice lui révèle son amour. Bérénice pourtant n’a qu’amour pour Titus.
La pièce se déroule donc dans ce climat de tristesse et déchirement entre les deux amants.
Le décor est constitué d’un canapé gris placé au centre de la scène. Le sol est recouvert d’une sorte de sable blanc représentant du marbre.
En arrière-plan un rideau blanc, très utilisé lors de la pièce. En effet, il permet de faire jouer les acteurs avec les ombres et les entrées sur scène et projeter des vidéos.
Le décor et les vêtements des acteurs sont modernes, ce qui est plutôt regrettable car cela crée un contraste entre l’époque du récit et la pièce.
Le jeu des acteurs est, lui, remarquable! Les acteurs arrivent avec brio à faire ressentir aux spectateurs leur douleur et leur tristesse.

Je recommande Bérénice

Sarah C.

Une pièce pour les amateurs de Racine

Elle commence par un aveu d’Antiochus révélant à son ami Arsace qu’il aime Bénénice. Cette dernière se réjouit de son futur mariage avec Titus, empereur de Rome. Mais malheureusement, il ne peut pas l’épouser car elle n’est pas romaine. Titus demande à Antiochus de l’annoncer à Bérénice.
A cause de cette nouvelle, Bérénice pense au suicide mais y renonce.
Les décors sont esthétiquement beaux surtout grâce au fait que la scène est grande. Le canapé est trop contemporain et n’a aucune raison d’être là. Le sable, dispersé sur scène, fait penser à l’Orient, le désert et l’effondrement des palais. Cela pourrait être mis en parallèle avec l’effondrement de leurs amours. La lampe n’a également aucun rapport avec l’époque de la pièce.
Cependant, les grands rideaux blancs sont un avantage esthétique parce qu’ils sont imposants et rendent majestueuse l’entrée sur scène des acteurs.
Les costumes sont récents et ne correspondent donc pas avec la période dans laquelle s’inscrit la pièce. Seul le costume de Bérénice peut y correspondre grâce à sa robe drapée verte alors que tous les autres personnages portent des vêtements qui peuvent sortir de leur garde-robe personnelle.
Les acteurs jouent bien la tragédie sauf peut-être la servante de Bérénice qui manque de charisme. Par contre, le rôle de Bérénice allait très bien à l’actrice car il liait la Beauté à la Tristesse.
En revanche, les acteurs ont de bonnes gestuelles et utilisent bien tout l’espace que leur offre la scène.

Une pièce qui manque, selon moi,  d’intensité

Ethan P.

Une Bérénice hybride aux Ateliers Berthier.

Célie Pauthe s’attaque à la tragédie classique avec Bérénice, de Jean Racine, enrichie par le court-métrage de Marguerite Duras, Césarée. Un croisement harmonieux de deux visions et de deux

Bérénice raconte l’histoire d’un triangle amoureux dans la Rome antique : Antiochus, roi de Commagène, aime Bérénice, reine de Judée et de Samarie qui a tout quitté pour suivre son amant Titus, futur empereur romain. Mais lorsque Titus reçoit ce titre, il prend enfin conscience de l’hostilité de Rome envers ce mariage avec une reine étrangère. Il n’ose avouer à Bérénice ce brutal changement d’avis. Bérénice, désespérée, tente de lutter contre cette décision. Antiochus voit les deux amants orgueilleux se déchirer et fatalement, se séparer.

Ces scènes tourmentées ont lieu sur une scène meublée comme un salon actuel, élégant mais sobre, au sol englouti sous le sable et au fond délimité par de grands rideaux blancs sur lesquels sont projetés les extraits du court-métrage de Marguerite Dumas.
Le décor et les costumes simples et actuels sont parfaitement bien adaptés à cette pièce et mettent en valeur le jeu des acteurs et leur beau texte en alexandrins. On sent l’inspiration de Marguerite Duras notamment avec ce sable, mélange de « poussière de marbre et de sable de la mer » dans lequel « on lit encore la pensée des gens de Césarée », les traces de pas tourmentés de nos protagonistes.

La voix si caractéristique de Marguerite Duras, un Titus très humain, un Antiochus héros romantique avant l’heure, de bons personnages secondaires mais surtout une Bérénice gracieuse, à la voix mélodieuse et magnifiquement tragique donnent une tragédie classique pas du tout vieillie !

Une belle mise en scène et de merveilleux comédiens pour ces beaux alexandrins ! A voir si l’on n’est pas découragé par sa durée de 2h15…

Louise C.

Vous voulez un grand bol d’amour, d’histoire amour. Il ne vous suffit que d’aller voir Bérénice de Racine au Théâtre de l’Odéon. Les comédiens Titus et Bérénice sauront vous transporter. Déjà par leur beauté physique. Ces deux comédiens sont très plaisants à regarder. Mais surtout par leur jeu. Malgré cette langue complexe de Racine, ils sont pleins de nuance et d’expressivité. Ils ne s’endorment pas dans la musicalité des vers, mais ressentent, vivent, souffrent, aiment à pleins poumons. Ils vous font aimer  la langue de Racine comme on aime les poèmes de Baudelaire. On peut résumer par des comédiens passionnants.
Autres points positifs de cette pièce : le contraste. Canapé, table basse, lampe de chevet à la Ikea, un drap gris clair qui dessine une forme simple et épurée, on se croirait dans le bureau d’un homme d’affaire. Pourtant on nous parle de reine, d’empereur, de Rome et d’amour. Ce contraste entre l’univers du décor et celui de la pièce a quelque chose d’absurde et d’humoristique. En même temps la froideur du décor rappelle la gravité de la pièce ; Bérénice et Titus ne peuvent être ensemble. Aussi par cette simplicité des décors, le jeu, les mouvements, la vivacité des comédiens ressortent. La pièce se concentre sur eux. L’œuvre d’art c’est eux.
Mais la mise en scène ne s’arrête pas simplement à un contraste. Elle fait aussi quelque lien de manière fine et intéressante avec l’univers de l’antiquité. La robe de Bérénice faite de tissu vert rappelle tout à fait les drapés des femmes antiques. A un moment elle va même porter une couronne typique des reines orientales de l’époque. Mais l’élément de lien le plus intéressant est le sable. Et oui entre canapé moderne et table basse, des petites collines de sable. Ce dernier fait toute suite écho au monde oriental, à l’antiquité. C’est avec le sable au milieu de ces meubles modernes, que le contraste entre les deux univers paraît le plus évident.
On peut aussi parler de ce mélange intéressant qui est fait entre théâtre et vidéo. En effet des film-poème de Marguerite Duras qui sont projetés sur le drap gris font office d’intermède. C’est avec une voix nostalgique et sensuelle que Marguerite Duras raconte en poésie le destin de la reine de Judée oubliée. Des images de statues antiques sont projetées. Cependant malgré le caractère agréable de ces films poètes, le lien direct  avec Bérénice n’est pas tout à fait clair.

Charlotte S.

 

Comme autre point critique, on peut aussi dire que la fin devient un peu longue. Cependant c’est peut-être plus due aux répétions qui sont à la fin de la pièce de Racine.

 

Mais à par ces deux points négatifs, ce spectacle vous prend aux tripes.

 

Il est à voir et à apprécier !