Les fourberies de Scapin

 5 décembre 20h30

Texte Molière mes Denis Podalydès

  

Éblouissantes « Fourberies » ! Un Scapin joué par Benjamin Lavernhe virevoltant, ingénieux, fourbe à souhait, jouant avec le public ! Un Géronte joué par Didier Sandre impressionnant d’avarice et de naïveté ! Les scènes si attendues de la galère et des coups de bâtons sont renouvelées avec virtuosité. Et ils sont entourés de comédiens également excellents plein de vivacité. Une mise en scène ingénieuse ! Un vrai régal !

Les jeunes, et les adultes (accompagnateurs et quelques parents présents) étaient enthousiastes.

   

Critiques des jeunes

La pièce de Molière est mise en scène par Denis Podalydès et jouée dans la somptueuse salle Richelieu par la troupe de La Comédie Française.

Les Fourberies de Scapin conte l’histoire de deux fils de famille, Octave et Léandre. Octave s’est marié en secret avec Hyacinte, jeune fille pauvre au passé inconnu. Or son père, de retour de voyage, veut lui en faire épouser une autre. Léandre, lui, est tombé amoureux d’une égyptienne, Zerbinette, enlevée par des bohémiens qui exigent une rançon. Craignant l’emportement de leurs pères respectifs, Argante et Géronte, les deux jeunes hommes paniqués demandent de l’aide à Scapin, un personnage au passé de délinquant, un marginal aux ambitions mystérieuses.

La scène est occupée par des palissades et des échafaudages rappelant un port et qui en son fond laisse paraître un imposant trois mâts. A cela s’ajoute les magnifiques costumes d’époque portés par les deux pères et les deux jeunes hommes. De ces nombreux beaux costumes se démarque celui que Sylvestre, le valet d’Octave, arbore lors d’une ruse tendue à Argante au côté de Scapin, un somptueux costume de guerrier oriental d’un rouge vif.

Mais là où D.Podalydès excelle, c’est dans la direction de ses comédiens. Benjamin Lavherne, qui interprète Scapin avec un brio et une passion merveilleuse, fait briller durant toute la durée de la pièce la flamme de la farce et de la comédie. Didier Sandre (Géronte) est tout aussi extraordinaire dans la scène du sac, durant laquelle, au côté de Benjamin Lavherne , il provoque dans la salle et chez le spectateur une vague de rires qui nous rappelle les bienfaits de la comédie. Adeline d’Hermy (Zerbinette) excelle aussi lorsqu’elle conte les malheurs de Géronte à ce dernier dans une scène mémorable.

Denis Podalydès et sa troupe ont su faire revivre la magie de Molière avec un amour passionnel pour la farce, pour le théâtre.

Un instant de magie à voir absolument.

Pablo C.

Une fourberie de Scapin digne de la Comédie Française.

Durant l’absence de son père, Argante, Octave a épousé une jeune fille pauvre et de naissance inconnue, Hyacinte. Étant donné que les projets du père étaient de lui faire épouser la fille de son ami Géronte, Octave craint le retour de son père. Sylvestre, le valet d’Octave et complice de cette union secrète, est inquiet lui aussi ; tous se détendent quand Scapin promet de leur venir en aide. Géronte apprend à son tour le mariage d’Octave et accuse Argante d’avoir mal élevé son fils ; ce dernier ne manque pas de retourner l’accusation vers son ami, car son fils aussi s’est fiancé à une égyptienne, Zerbinette, qu’il aime. Croyant que sa liaison a été rapportée à son père par Scapin, Léandre menace le traître. Entre temps, Zerbinette se fait enlever par les Égyptiens qui demandent une rançon. C’est grâce à Scapin que le jeune homme réussit à obtenir l’argent de son père. A la fin, on découvre que Hyacinte est en réalité la fille de Géronte, et que Zerbinette est la fille d’Argante qui a été enlevée dès l’enfance par les Égyptiens.

Pour moi la scénographie est plutôt simple mais efficace. Le décor représente Naples. Un escalier de chantier mène à la scène où traînent des filets, un casier de pêche. Dans le lointain, la mer, la silhouette d’un trois-mâts. Décor évocateur qui aurait ravi Molière, car Scapin est d’abord un personnage de la comédie italienne. Les costumes sont simples et correspondent bien à l’idée qu’on se fait du style vestimentaire du 17e siècle. Scapin joue de la musique à plusieurs reprises; par exemple avec sa petite guitare, il chante en italien, ce qui fait encore hommage aux origines italiennes de Scapin (qui vient de la commedia dell’arte). Le jeu des acteurs est excellent plus particulièrement pendant la scène du sac où Benjamin Lavernhe (jouant le rôle de Scapin) se déchaîne sur Didier Sandre (le père d’Octave).

Un très bon jeu d’acteur, un décor simple mais efficace ! A voir !

Lucas B.

Les fourberies de Scapin a été créé le 24 mai 1671 au Théâtre du Palais-Royal.
Toute la pièce tourne sur le fait qu’Octave veut se marier avec Hyacinte sans le consentement de son père Argante qui était en voyage et le fait que son père veut le marier avec la fille de Géronte. Le valet Scapin trahit les parents pour aider Octave et Hyacinte (et les deux autres jeunes, Léandre et Zerbinette). Tout le spectacle tourne autour de Scapin et de l’ignorance des deux pères.
C’est une pièce magnifique qui regorge de bons comédiens. Denis Podalydès a fait un énorme travail sur ce qui est de la mise en scène.
Chaque rôle est incroyablement bien joué, mais le rôle que j’ai préféré est le personnage de Scapin ; c’est le personnage parfait, il mélange fourberie et gentillesse, ce qui est très bien retransmis par Benjamin Lavernhe.
Le décor est magnifique : il représente un quai de port italien et l’image d’un grand voilier derrière la scène est une belle idée.
La scène qui m’a le plus fait adorer le style théâtral de Denis Podalydès est la scène dite « des coups de bâtons » où Scapin frappe le père d’Octave en lui disant que c’est lui qui se fait frapper par des méchants : elle est très drôle, le comédien déploie une énorme énergie, fait participer le public et invente un langage avec beaucoup de dextérité !
Les costumes portés lors de la scène sont pour la plupart réalistes certains des costumes sont extravagants comme celui du père de Léandre.
La pièce est encore d’actualité car, même si une personne est très porche de nous, elle peut nous mentir, que ce soit pour notre bien ou pour quelque chose de mal ;  dans cette pièce c’est pour sauver un couple « clandestin ».
Une pièce que j’ai beaucoup aimée et que je conseille !

Armand P.