HARLEM QUARTET au TQI jusqu’au 30 mars

 Vu par Théophile C. (Tremplin 2)

©Tristan Jeanne-Valès

D’après Just above my head de James Baldwin  Adaptation et mes Elise Vigier

Dès les premiers pas, dès le premier mot la salle s’est tue. Un homme noir a marché fumant sa cigarette, le dos légèrement courbé et un pas nonchalant qu’il gardera tout au long de la pièce. Mise en scène par Élise Vigier, elle est tirée du sixième roman de James Baldwin paru en 1979. Réelle poésie et ode à l’amour fraternel, la pièce retrace l’histoire du chanteur de gospel, Arthur décédé à l’âge de 34 ans. Son frère, Hall Montana interprété par Jean-Christophe Folly, s’improvise narrateur et nous entraine dans les rues d’Harlem. La douce mélancolie de cette représentation s’immisce en nous comme une jolie brise de printemps. Les acteurs sont accompagnés de deux musiciens Manu Léonard et Marc Sens: la pièce prend vie. Le comédien Jean-Christophe Folly nous regarde fixement et nous raconte l’histoire devenue sienne. Nous ne sommes plus spectateurs nous sommes témoins de son malheur, de son errance trouble. Puis Ludmilla Dabo, interprétant la fille évangélique Julia, prend place sur scène, laissant échapper sa voix forte et mélodieuse, elle transmet son émotion à chacune des personnes présentes nous enivrant de ses paroles
Une représentation aussi belle musicalement que visuellement. Les trois écrans présents sur scène permettent de nous faire voyager entre le théâtre, le cinéma. Alors les pistes sont brouillées, le spectateur se perd dans ce récit au gré des voix et des images.

Cette balade fut un bonheur : des prestations à couper le souffle, une mise en scène juste et deux musiciens splendides

 

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