LE CID au Théâtre des Quartiers d’Ivry jusqu’au 14 avril

 Vu par Maud T.C. et Nathan C.
© Guy Delahaye

Texte Corneille mes Yves Beaunesne

Les Alexandrins cornéliens comme on ne les a jamais entendus !
Je ne pensais pas aimer autant une pièce classique, pourtant les costumes, mêlée aux voix d’anges des comédiens et aux jeux de lumière permanents m’ont ébloui !
Le décor est constitué principalement d’un grand panneau en bois que les personnages traversent à tour de rôle, pourtant au fil de la pièce on découvre son entière mobilité et sa grandeur, de plus la lumière ne cesse de s’infiltrer à travers ce superbe « moucharabieh ».
Les rôles sont interprétés avec grandeur par des comédiens sublimes qui ont su maîtriser la complexe langue des Alexandrins !
J’aurai adoré jouer dans une robe semblable à celles des comédiennes car les costumes, que se soit pour les hommes ou pour les femmes sont sublimes !
La pièce est parsemée de chants lyriques, majestueusement interprétés par les comédiens. Ce choix m’a surprise au premier abord, mais par la suite j’ai trouvé que ces chants me retenaient dans l’histoire et apportaient à sa « crédibilité ».
Plus qu’un mot à dire : Chapeau ! (Bien sûr aux comédiens et surtout au metteur en scène !)
Cette pièce est à voir absolument, surtout pour les sceptique du théâtre classique !
Maud T.C.

Le Cid est une pièce rudement bien menée par Yves Beaunesne. Elle est interprétée par de très bons comédiens à qui on a donné un rôle que peu auraient pu mieux soutenir. Leur jeu est remarquable. La mise en scène paraît simple au premier coup d’œil mais le décor constitué d’une structure en bois dévoile toutes ses potentialités au fil de la pièce, structure mouvante permettant de « jouer » avec la lumière. Des chants accompagnent les comédiens tout au long de la pièce, ce qui est intéressant avec ces chants, c’est qu’ils ne sont pas hors de la pièce mais ce sont les comédiens eux-mêmes qui chantent. Il y a des voix graves et aiguës, ce qui crée une diversité intéressante à l’oreille. Même si cette pièce est tragique, certains moments sont drôles, et les personnages amenant cette « fraîcheur » sont Don Fernand (le roi) et son bras droit, à la limite du ridicule, c’est un couple comique.

La seule critique que je pourrais faire est que Chimène passe la moitié de la pièce soit allongée soit à terre : je ne pense pas que ce soit une outrance de mise en scène mais davantage que la pièce l’impose. Bravo à la troupe.

Nathan C

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