BANANAS (and Kings) à LA REINE BLANCHE jusqu’au 1er novembre

 Vu par Zhanna G.

Profondeur de l’âme, profondeur historique, artistes d’exception. Deux femmes, deux hommes, représentant des dizaines de personnages sur scène, d’une pauvre mère de famille maya quichée à la femme d’un président, d’une ordure violeur à un père de famille président d’un pays tombé aux mains des pires. Traditions, cultures, langues, du maya au russe en passant par l’anglais et l’espagnol, le voyage est impressionnant.

La salle de théâtre disparaît, nous sommes entourés par la végétation, le poids des bananes tirées par les indiens pèse sur nos épaules comme sur les leurs, il n’y a pas si longtemps.
Voir Bananas (and Kings), c’est léviter, voir Bananas (and Kings) c’est s’agacer, mais c’est surtout être frappé droit dans la poitrine, être privé d’air dans les moments les plus sombres, reprendre son air lorsque l’on pense que tout s’arrange, être dans le déni, ne pas vouloir accepter la dure réalité, ne pas vouloir voir le visage de l’homme véritable.
Message transperçant, comédiens transperçants, petite salle mais grosses émotions.
Vivement conseillé.
Encore bravo

One comment

  1. Pingback: Création 2020 « BANANAS (AND KINGS) » de Julie Timmerman (cie Idiomécanic Théâtre) – du 9 septembre au 1er novembre 2020 au Théâtre la Reine Blanche + Tournée 20/21 | Gingko biloba

Laisser un commentaire