Ex : Le jeu de l’amour et du hasard

Le jeu de l’amour et du hasard texte Marivaux mes Galin Stoev (Comédie française)

La représentation a été précédée d’une rencontre avec une vingtaine de jeunes apprentis de COFELY INEO, invités par leur entreprise à assister à la même représentation que nous. Belle initiative ! Certains jeunes venaient au théâtre pour la première fois. BELLE RENCONTRE : pour l’occasion, la Comédie Française nous avait donné accès à la mezzanine du théâtre Ephémère. Cela a débuté par une petite présentation informelle du projet Un tremplin pour l’avenir et du partenariat de COFELY INEO, ensuite, après un début timide, les jeunes des deux groupes se sont parlés et ont échangé. Et des petits cadeaux ont été distribués, appréciés et sympathiques: stylos lumineux et carnets

Lors de la table ronde qui a eu lieu la semaine suivante, les jeunes lycéens ont fait part de leur intérêt pour cette rencontre. Quelques remarques :

 » J’ai trouvé que c’était drôle parce qu’au début, ils  avaient aussi peur que nous de se parler. Et puis, après, j’ai trouvé que c’était bien parce qu’ils avaient fini leurs études et qu’on a vu à quoi certaines filières menaient. Par exemple moi, dans ma tête, je ne voulais pas faire ES et un des jeunes l’avait fait pour faire après des études intéressantes : cela m’a fait réfléchir. »        

 » Cela m’ a fait drôle parce que certains nous ont dit qu’ils venaient pour la première fois au théâtre, alors que nous c’est au minimum la deuxième fois »
 »
Ben oui, on a de la chance » ont répondu plusieurs (ou opiné de la tête)

Quelques photos de cette rencontre

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Les critiques (certaines ont été publiées sur Facebook)

De Salomée

J’ai vraiment beaucoup aimé la mise en scène de cette pièce. Je l’ai lue il y a quelques mois et, pour le coup, j’ai découvert que connaître le texte donne vraiment un autre aspect à une pièce l’orsqu’on la voit : j’ai pu apprécier la façon dont le metteur en scène joue avec celui-ci et y ajoute sa propre vision.
On a un grand décor clair, dans les tons de rose, de pièces ouvertes au public, avec lesquels les acteurs jouent beaucoup. Ils sont très mobiles, très souvent en mouvement, ce qui rend bien sa légèreté à ce « marivaudage ». Les costumes, surtout féminins, sont magnifiques, tout en couleurs explosives et tissus chatoyants.
Je pense que présenter le personnage de Mario comme une sorte de savant fou était assez osé mais cela colle finalement avec la façon dont il manipule Silvia et Dorante. J’ai beaucoup aimé l’actrice Léonie Simaga, mais je ne sais pas s’il y a réellement un acteur que j’ai préféré, car de toute façon les acteurs de la Comédie-Française sont pour moi une élite. 

 

De Gabrielle

 

J’ai beaucoup apprécié le spectacle. J’ai trouvé la mise en scène et les costumes superbes. La mise en scène était simple mais très jolie, et pratique pour les changements de scènes, et je pense que les costumes illustraient très bien les personnages. J’ai aussi trouvé que les acteurs avaient beaucoup de talent, et incorporaient leur personnage a merveille. Je n’ai que des bonnes choses à dire sur la pièce. 

 

D’’Ann

 

 J’ai beaucoup apprécié Le Jeu de l’Amour et du Hasard au théâtre Éphémère car, premièrement, j’ai trouvé que chaque acteur jouait son rôle à la perfection. La complicité entre le père, Monsieur Orgon et son fils Mario, figures centrales de la pièce, m’a beaucoup fait rire.
J’ai par ailleurs aimé cette représentation pour son décor surprenant : il est à la fois simple, transparent et coloré. De plus, il  permet à chaque acte d’être unique car la disposition des cubes changent entre chacun d’eux. En effet,  l’écran au fond de la scène s’allume et les acteurs bougent, dansent créant ainsi des ombres chinoises.
J’ai en outre trouvé que les costumes et le théâtre Éphémère en lui-même représentent l’esprit de la mise en scène de Galin Stoev, c’est-à-dire, un spectacle agréable, coloré  et moderne, mais ayant une inspiration classique.
Pour finir, je garde un très bon souvenir de cette soirée, ainsi que de la rencontre avec les jeunes employés de COFELY INEO.

 

De Mélisande

 

Dans le théâtre Ephémère, le soir du 15 Novembre 2012, Le Jeu de L’amour et du hasard  nous a été présenté dans la mise en scène Galin Stoev. Dans cette pièce Silvia obtient l’accord de son père de pouvoir faire connaissance avec son futur mari, Dorante, dans le costume de sa servante, Lisette, qui  va la remplacer et jouer le rôle de sa maîtresse. Dorante ayant cette même idée, va se présenter en tant que son valet, Arlequin, qui se fait passer pour son maître.  Dans un jeu du hasard ces personnages vont être pris dans leur piège et vont chacun tomber amoureux l’un de l’autre sauf qu’ils pensent que leur amour est impossible, une maîtresse et un valet mariés serait mal vu, de même pour un maître et une servante.

J’ai beaucoup aimé cette pièce surtout  parce que les acteurs étaient très bien choisis et ils jouaient leurs rôles parfaitement, surtout Lisette et Arlequin. La mise en scène n’aurait pas pu être mieux faite, Galin Stoev et les acteurs de la Comédie française ont vraiment pensé à tout : la place et les déplacements des acteurs sur scène.  Les décors m’ont beaucoup plu également, les couleurs sont bien choisies, les cubes qui bougent et permettent de changer un peu la scène à  chaque acte sont très créatifs, les costumes sont magnifiques : tout est très bien présenté.

Cette pièce a deux côtes, d’une part c’est très artistique et moderne, notamment quand toutes les lumières s’éteignent à part celle du fond et on voit seulement les silhouettes des acteurs qui font des mouvements et même une sorte de danse asiatique mais également quand Mario, le fils d’’Orgon et le frère de Silvia, « joue » avec sa machine à explosions électriques, d’autre part, c’est très classique du fait de la simplicité de la pièce et du langage.

 Le mélange de l’humour, du sérieux, de la modernité et du classique, rend vraiment cette pièce digne d’intérêt. 

D’’Ymène

 

En entrant dans la salle du Théâtre Ephémère on se dit que la salle est jolie, on entre avec un réel espoir : voir une pièce faisant partie des chefs d’oe’œuvre de la littérature française et on espère ne pas être déçu. On se dit aussi que les quelques acteurs faisant partie de la grande troupe (la famille même) de la Comédie Française vont devoir nous montrer qu’ils méritent d’être sur cette scène, et on veut qu’ils réussissent !

Et puis pendant le spectacle, on ne pense plus. On rit, on rit tellement qu’on en oublie de chercher les imperfections scéniques, et même si on cherchait et trouvait, qui en aurait quelque chose à faire ? On se tait, et on admire. On admire une mise en scène brillante imaginée par Galin Stoev. On regarde les costumes, dont un en particulier attire notre regard : celui de Mario (Pierre Hancisse) qui nous intrigue positivement. On admire les acteurs aussi, on ne s’en gênera pas. Dès les premières phrases prononcées, on est déjà emporté, et dans notre tête c’est la folie. On supplie Silvia (Léonie Simaga) de se marier avec Dorante (Alexandre Pavloff). On demande à Monsieur Orgon (Gérard Giroudon) et à Mario d’arrêter ce jeu, mais en même temps, on leur demande de continuer pour faire durer notre plaisir un peu plus longtemps.

Maintenant on applaudit, puis on se lève et on sort du théâtre. On croise nos amis et on leur raconte tout ce qu’on trouvait de bien ou mauvais. Mais personne ne dit quelque chose de mauvais. Personnellement, je retiens toujours un ou une comédien(ne) après une pièce à la Comédie Française. La dernière fois c’était Denis Podalydès dans L’Avare de Molière, et maintenant je pourrais citer Lisette, servante hystérique extrêmement bien jouée par Sulianne Brahim.

 Je vous conseille d’’aller vous réchauffer pendant les soirs d’hiver jusqu’au 3 janvier au Théâtre Ephémère, et d’’avoir autant de plaisir que j’ai eu à voir cette pièce.

 

 

 

 

 

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