Ex : En attendant Godot

En attendant Godot texte Samule Beckett mes Bernard Lévy à l’Athénée

Quelques photos de la rencontre qui a suivi le spectacle avec Thierry Bosc (Estragon) et Garlan Le Martelot (Le jeune garçon) : échange d’une grande richesse entre les deux comédiens et des jeunes aux remarques et questions très pertinentes.

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Les comédiens et des jeunes attentifs

Des critiques de jeunes

D’Helena

Le spectacle commence, le rideau se baisse, c’est un écran. Sur cet écran, on voit écrit la première scène de l’acte premier avec les didascalies très précises et les modifications du metteur en scène, Bernard Lévy.

Cette idée d’écran en début des 2 actes m’a beaucoup plu. Le fond gigantesque de la scène en noir et blanc, illuminé d’une lumière bleue  m’a paru très artistique et allait bien avec l’ambiance de la pièce :  ni tragique ni comique. Mélangé, simple, il allait aussi avec le théâtre de l’auteur, Samuel Beckett,  » l’absurde du réalisme ».

 Les 5 acteurs, mais surtout le protagoniste Gogo (Estragon)et l’’incroyable Lucky m’ont fasciné. Les caractères des personnages m’’ont tenu tout de suite à coeœur et m’ont principalement permis d’aimer cette pièce. Je trouve que c ‘est difficile d’être passionné par une histoire sans fin et sans péripéties, mais en voyant pour la première fois une pièce de Samuel Beckett, tout me semblait facile. Le sens de la vie, l’attente était très bien décrite, elle n’a pas de but, et l’amitié, c’est sacré. On peut observer une forte relation entre Vladimir et Estragon.

 Le rapport « valet » -maître (ou plutôt esclave-chien) entre Lucky et Pozzo(ou dompteur) était d’abord peu compréhensible , et tout à la fin, tout devient clair :  la vie change , et même après ces changements, on a besoin de quelqu’un près de soi. En quelque sorte, Pozzo dépendait de Lucky. C’est ce que les acteurs que nous avons rencontrés après la pièce nous ont expliqué, je trouvais ça très juste.

La seule chose que je n’ai pas appréciée est le changement entre les 2 actes. Le changement est fort mais aussi triste. Il est peut être très enrichissant parce que Pozzo devient aveugle, que Gogo est parti et ne se rappelle de rien, que Lucky est muet, etc. Mais j’aurais aimé que Gogo se rappelle et que Lucky influence encore plus la scène alors que tout se passe dans la réflexion du spectateur! Mais ceci concerne le texte, et non le travail du metteur en scène et des comédiens…

De Mareva

J’avais hâte d’aller voir En attendant Godot au théâtre de l’Athénée le 26 janvier, parce que je savais que Godot était celui qui ne vient jamais et cela m’a intrigué.

 La pièce de l’écrivain, poète et dramaturge Samuel Beckett montre l’attente et la solitude de deux vieux amis. Elle traite de tout et de n’importe quoi, il n’y a pas de but ni de thème concret. La pièce fait beaucoup d’allusions à des choses diverses qui n’ont pas de rapports entre elles. Samuel Beckett a lui même dit qu’il a commencé à écrire En attendant Godot pour se détendre et pour fuir « l’horrible » prose du roman anarchique qu’il était en train d’écrire! J’ai effectivement tout de suite aimé les répliques courtes des personnages. On dit que la pièce est absurde. Je pense que c’est parce qu’elle est sans logique et parce que les personnages ne communiquent pas de manière cohérente. En effet, les personnages se perdent dans leurs raisonnements.

J’ai  trouvé aussi la pièce comique car il y a beaucoup d’humour et je trouve que les comédiens ont également beaucoup contribué à la rendre drôle. Mais je pense que cette pièce est en fait une tragédie qui a  juste perdu sa forme parce que les personnages principaux sont condamnés à attendre celui qui ne viendra pas : Godot. Ceci n’est effectivement pas très joyeux.

De Sixtine

Bernard Levy met en scène au théâtre de l’Athénée la très célèbre pièce de Beckett, En attendant Godot.  Elle est jouée jusqu’’au 28 Mars par un duo remarquable : Thierry Bosc dans le rôle d’Estragon et Gilles Arbona dans le rôle de Vladimir. Ce classique du XX siècle montre Vladimir et Estragon à la tombée de la nuit attendant un certain Godot. Nous ne savons pas s’il va arriver et d’ailleurs s’il existe vraiment. Au cours de ces deux actes, ils rencontrent d’étranges personnages qui vont leur tenir compagnie durant cette attente.

Un décor simple mais lumineux et élégant. Impossible de ne pas remarquer  la magnifique toile peinte sur le mur avec des nuances noires et grises, l’’arbre chétif qui est un symbole essentiel à la pièce et le fil qui traverse la scène. Ce décor reflète bien l’’incertitude et le vide de la vie, fil conducteur de cette pièce. B.Levy fait preuve d’’originalité dans les costumes des acteurs, choisis avec précision : veste pailletée bleu électrique, chapeau melon, chaussures vernies pour Lucky. C’est une pièce très bien écrite même si elle est difficile à lire et à comprendre. La mise en scène modernisée grâce à la musique et à l’’usage d’’un micro la rend agréable et captivante. Nous ne pouvons certainement pas rester insensible au jeu des acteurs qui est très bon et provoque beaucoup de rire dans la salle. L’intérêt de cette pièce est que l’’intrigue n’’est jamais dévoilée et qu’’elle propose au spectateur une infinité d’’interprétations. Cette pièce ne peut nous laisser indifférents.

 

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