Ex : Psyché

Affiche

Texte Molière mes Véronique Vella (Comédie Française)

Impressionnante comédie-ballet mise en scène par Véronique Vella. En effet, dès les premières minutes, on se retrouve envoûté par une atmosphère féerique et une production spectaculaire. Il y a absolument de tout dans cette pièce : un mélange de textes, de chorégraphies et de chants. Les intermèdes musicaux, regroupant des registres très différents, sont entraînants : le rythme est enjoué même si ce n’est pas d’une grande qualité musicale. Toutefois, Vénus, en chantant un morceau lyrique, est très impressionnante. Nous assistons à une histoire d’amour qui se joue sur la Terre mais également sur l’Olympe, mélangeant donc hommes et dieux et ainsi costumes et décors fascinants. J’ai personnellement préféré les sœurs jalouses de Psyché que j’ai trouvées drôles, et divertissantes avec leurs numéro de claquettes. Quant à Psyché, je l’ai trouvée parfaite dans le rôle, gracieuse dans sa robe blanche et sa voix très angélique. Mais son couple avec Amour était, pour moi, très fade. Dans l’ensemble, le décor éblouissant et démesuré sauve une pauvreté du texte tout de même visible. Le jeu des acteurs est amusant, nous avons l’impression de voir une comédie musicale hollywoodienne, parfois brouillonne, mais sûrement dû aux coupes de la metteuse en scène qui engendrent certaines incompréhensions. C’est tout de même une pièce où on en prend plein les yeux même si je me suis surprise, à la fin, à attendre un sorte de feu d’artifice final, qui n’est jamais venu.   Une pièce à voir, donc, pour se divertir et se libérer la tête de toute la fatigue de la semaine.

Lenda Messaoudi

Au premier abord la pièce m’a fait penser à un parfum dont le nom « Psyché » est utilisé par un parfumeur dans Le Parfum, de Patrick Süskind. Sans être au courant des faits de la pièce, j’étais certain d’assister à une histoire d’amour. Puis quand les rideaux se sont soulevés, un voile fin s’est abaissé, orné de peintures représentant les personnages de la pièce tel une photo familiale. Les chanteurs types « Broadway » prennent la scène au départ pour une première entrée en matière. C’est à la vue de leurs costumes que je me suis imaginé une comédie musicale américaine, confirmée par les mouvements synchronisés et les chants en chœur avec ténors et sopranos. Les décors se succèdent sans que l’on s’en rende vraiment compte, les sorties et quelques entrées  se font par le sol. Les flammes de la fin sont très bien retranscrites par un tissu en mouvement. Le plateau tournant enferme le personnage, Psyché, dans un questionnement qui tourne en rond. Tous ses amants sont complètement captivés par elle, c’est un être divin au yeux des mortels, c’est pourquoi sa conversion en être immortel sera accompli à la fin de la représentation. La mise en scène est bien menée pour que tous les évènements de l’époque nous paraissent modernes. La vénération de Vénus paraît très importante puisque tous les personnages la respectent. L’immense disque fait à son image reflète son dur charisme. L’alternance entre personnages divins et mortels donne un aspect surnaturel à la représentation. La pièce fut très appréciée, merci pour cette invitation.

Rodolphe Thierry-Meig

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