Ex : Les Fausses Confidences

logo Odéon Nouveau  Mardi 28 Janvier 2014

Mise en scène : Luc Bondy

Une mise en scène intelligente, des comédiens excellents : à la sortie, la plupart des jeunes étaient conquis.

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© Pascal Victor/ArtComArt/ theatre de l’odeon

La table ronde du 4 février avec Jean-Romain Vespérini, assistant à la mise en scène,   qui a eu lieu au lycée Bergson, a permis d’affiner leurs impressions et de répondre à leurs interrogations. De nombreuses questions ont été posées autour du décor (les panneaux mouvants, créateurs d’espace mais aussi marques de l’instabilité des personnages), des accessoires (les nombreuses chaussures, richesse et féminité, sont, toutes les chaussures des réserves de costumes de l’Odéon !), des costumes (la jupe rouge d’Isabelle Huppert des photos qui est devenu blanc sur scène : un changement esthétique que nous explique JR Vespérini), des lumières (la salle qui reste éclairée au début de la pièce,habitude fréquente dans les pays anglo saxons, mais aussi partcipation à la modernité),de l’utilisation du plateau, et bien sûr du travail des comédiens pour faire de ce texte du 18ème un texte très moderne, du travail de metteur en scène, Luc Bondy…Et JR Vespérini nous raconte quelques anecdotes qui donnent vie au travail de répétition.

MERCI à lui et à l’ODEON qui a permis cette rencontre

DSC01594 DSC01597 Table ronde à Bergson

Quelques critiques

De Gabriel N.

Les fausses confidences, comme son titre l’indique si bien, nous raconte une série de mensonges infusés de manipulations qui mettent tous les personnages en déroute sous l’œil attentif de « Dubois » ( simple valet)

J’ai particulièrement apprécié le travail sur la scénographie, notamment ces murs qui se déplacent dans l’espace et qui nous donnent une sensation du temps qui s’écoule.

Ces murs représentant aussi l’instabilité des émotions et des désirs d’Araminte (l’une des protagoniste, interprété par Isabelle Huppert).

Par contre, pour ce qui est du jeu des acteurs, je suis resté perplexe. Il y avait, je pense entre l’apparence des personnages et le jeu de certains comédiens une contradiction qui semblait un peu confuse et maladroite.

J’ai trouvé Jean-Damien Barbin très convaincant et amusant dans le rôle d’Arlequin.

Bien que cette création contiennent tous les ingrédients pour un très grand succès(Luc Bondy, metteur en scène de renom et Directeur à ce jour du théâtre de l’Odéon, Isabelle Huppert, actrice à la renommée internationale aussi bien, au théâtre qu’au cinéma,, Louis Garrel coqueluche du cinéma français, Bulle Ogier, très grande comédienne) je suis sorti un peu déçu par cette proposition un peu aseptisée de mise en scène.

D’Odile Durvil

Dès le 16 janvier Luc Bondy nous propose une adaptation moderne de la comédie Les Fausses Confidences de Marivaux, avec Isabelle Hubert  entre autre, Louis Garrel ainsi que d’autres talentueux comédiens.
En allant voir une représentation de Marivaux, je m’attendais à assister à une pièce en costume du XVIIIème  siècle, visages poudrés à gogo ou une pièce totalement décalée, ce qui dans les deux cas serait lourd et lassant. Et bien détrompez-vous, car j’ai eu le plaisir d’assister à une représentation toute aussi aérienne, légère qu’envoûtante. En effet les costumes inspirés des années 40 modernisent la pièce sans toutefois l’actualiser et ainsi maintenir l’illusion théâtrale. Les décors témoignent parfaitement de cette légèreté, les murs mobiles permettent une transition subtile entre les actes. Néanmoins j’ai été rapidement distraite par les chaussures disposées en cercles au fond de la scène, pouvant être assimilées à un royaume féminin établi – au passage très stéréotype, le parallèle entre femmes et chaussures !- envahi et perturbé par l’amour d’un jeune homme : en effet les cercles parfaits de chaussures sont détruits au début du troisième acte lorsque Dorante réussit à voler le cœur d’Amarinte.
La pièce nous apporte une vision nouvelle de ce grand classique. Cependant cette pièce n’est pas, selon moi, la meilleure pièce de la saison ; très bien jouée et agréable à regarder, il lui manque ce petit effet important la transformant en grande pièce mémorable : le souvenir vif du lendemain.
De Charlotte G.

Les Fausses Confidences se présente par une intrigue très simple, avec une écriture non moins complexe.

En effet, Dorante est un jeune homme pauvre, amoureux de la riche, éclatante et indépendante Araminte. Il se fait embaucher comme intendant par celle-ci, dans l’espoir de se rapprocher d’elle.

Pourtant, une réelle complexité lie les personnages l’un à l’autre. Leurs sentiments sont ambigus et puérils, presque innocents. La pièce se superpose superbement à une cours de récréation pour enfant, où se mêlent plaisir et colère juvénile.

Le jeu des acteurs est léger, si fluide que l’écriture abstruse de Marivaux coule avec un naturel épatant de la bouche des personnages. Les décors, la touche de modernité, sied à merveille aux acteurs qui l’endossent avec grande grâce.

Si la fin est sans surprise, les stratagèmes qui y conduisent sont eux nombreux et burlesques.

Les agissements de M. Dubois laissent parfois perplexes, mais ce personnage et celui de Mme Argante sont véritablement stupéfiants de drôlerie.

Ainsi, c’est une pièce qui surprend – non pas pour son originalité – mais par des acteurs remarquables, un décor un peu vide juste comblé par la puissance des personnages.

D’Ada S.

Nous sommes allés voir le spectacle des Fausses Confidences à l’Odéon, un théâtre que j’avais beaucoup envie de découvrir. La salle est parfaite mais je n’ai pas été convaincue par le spectacle. Malgré le texte de Marivaux, un auteur que j’apprécie énormément, la mise en scène ne m’a pas touché. C’est peut être ça qui m’a le plus gêné : les acteurs étaient au meilleur de leur forme et on sentait la joie de jouer au travers de leurs rôles respectifs : j’ai particulièrement aimé les femmes de la pièce, qui la façonne et se l’approprie. Mais je n’ai pas aimé les décors qui me donnaient une impression d’étouffement aux moments où les murs se resserraient et la lumière me semblait trop neutre et impartiale : elle touchait tout le monde de la même façon, sans prendre parti, et je trouve ça dommage. Je suis ressortie de la salle sans en tirer grand chose à part l’excellent jeu des acteurs.

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