Ex : La mort de Tintagiles

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La mort de Tintagiles Texte M.Maeterlinck mes Denis Podalydès

Un texte difficile par son thème, une mise en scène intimiste qui donne toute sa part aux personnages et à la musique qui fait totalement partie du spectacle.

Une très belle soirée conclue par une belle rencontre. Une fois de plus l’accueil dans ce beau théâtre des Bouffes du Nord a été excellent. Merci.

Critiques…

 De Jeanne D.

La mort de Tintagiles, une pièce poignante sur la mort d’un enfant, qui devait hériter du trône.

Avec DJL nous avons vu cette pièce de Maurice Maeterlinck mise en scène par Denis Podalydès au théâtre des Bouffes du Nord le mercredi 15 Mai.

La mort de Tintagiles raconte l’histoire d’un enfant aimé tendrement par ses sœurs Bellangère et Ygraine ainsi que leur seul ami Aglovale, revenu à son lieu de naissance après la demande de la Reine. Cet enfant est finalement arraché par la Reine, malgré le courage et la force dont Ygraine fait preuve.

Les décors et les costumes étaient très sombres afin de raconter cette histoire, très sombre elle même. La scène était à peine éclairée, et quelquefois juste par un faisceau dirigé sur un personnage. Cela rend l’ambiance très intime, et souvent assez tendue. La musique es formidable, jouée avec des instruments, certains peu usuels mais, plaisants à l’écoute. Le jeu des acteurs est vraiment bon, il fait plonger le spectateur dans l’histoire. Le principe des trappes dans le sol qui permet de passer d’un endroit à un autre et de simuler l’arrivée de la Reine est surprenante.

Je dirais, pour finir, qu’avec une mise en route difficile, la pièce est touchante et je la recommande.

D’Ysée L.

Une pièce qui baigne dans une atmosphère étrange et ténébreuse.

La Mort de Tintagiles est une pièce de Maeterlinck, elle est mise en scène par Denis Podalydès théâtre des Bouffes du Nord.

Ygraine et Bellangère vivent piteusement dans l’ombre d’une vallée. Au- dessus de la colline vit la vieille reine, enfermée dans sa tour, qui est en réalité leur grand-mère. Tintagiles, représenté par une marionnette, est le petit-frère des deux jeunes filles. Il revient de l’autre côté de la mer où il avait été envoyé pour sa sécurité, car la reine ayant peur de se faire voler son trône avait fait assassiner tous les hommes de la famille et Tintagiles en était le dernier. Ygraine et sa sœur ainsi qu’Aglovale (ami de la famille) tentent de sauver Tintagiles de son destin tragique du quel il ne pourra échapper.

La musique a une part importante dans cette pièce, elle est présente dans toutes les scènes. J’ai bien aimé cet apport du metteur en scène car la musique allège la pièce. En revanche j’ai trouvé que par moments les moments musicaux étaient trop longs.

J’ai beaucoup apprécié la mise en scène, elle concorde bien avec l’histoire, elle est assez sombre, toute la salle est plongée dans le noir.                                                                           D’autre part tout l’espace est bien utilisé : il y a un espace pour les musiciens (au fond de la scène à droite) et tout le reste est utilisé par les comédiens.

Le choix des comédiens est très bon, ils incarnent parfaitement leur personnage. Surtout Leslie Menu qui interprétait Ygraine que j’ai trouvée particulièrement bien dans ce rôle, et montrait clairement le désespoir de ce personnage qui ne peut s’imaginer la perte de son frère qui pourrait même être son enfant.

Un très beau spectacle et très touchant !

De Célia J.

On n’échappe pas à la « Reine »!

Une critique sur la noirceur mais aussi le côte touchant de la pièce

Ygraine et Tintagile observent le château possèdé par la « Reine ». La Reine veut Tintagiles et finira par l’avoir malgré les efforts d’Ygraine pour lui échapper.                                                                            Le texte était dur à comprendre, mais le titre nous permet de le déchiffrer et nous laissent entrer dans un univers sombre mais avec une petite lueur.

La mort, thème de la pièce, est très présent dans la mise en scène. Deux hommes jouaient tour à tour ou ensemble des morceaux de musique; cette musique résonnante mais triste était magnifique, j’en ai presque eu les larmes aux yeux. Elle nous emmenait dans un autre monde et nous préparait peut être à la fin delà pièce. Les chants gaéliques, sur la mort d’un enfant, très traditionnels étaient émouvants, accompagnés de la Nyckelharpa, instrument étonnant. Le décor composé d’un mur à motif était simple et le sol de la scène était utilisé comme sortie, car il y avait des trappes.

Je n’ai pas trop aimé le décor, peut être trop habituée aux pièces ou le décor prend beaucoup de place. Mais le jeu des acteurs compensait le manque de décor. En effet quand ils regardaient la tour ils levaient la tête ou quand ils sortaient des trappes, ils rendaient cela très réel. Les comédiens étaient les personnages. J’ai bien aimé le jeu du comédien qui jouait maitre Aglovale qui lui donnait un air de sagesse.

Ce spectacle est très émouvant et je le conseille fortement !