ENVOL 2015-2016

Le groupe voit 2 spectacles autour du thème de l’Allemagne

  • Au TGP : Un fils de notre temps / Texte Odon von Horvàth mes Jean Bellorini
  • Au TQI : Berliner Mauer : Vestiges / Création collective du Birgit Ensemble

9 spectacles en autonomie

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  • Ivanov Tchekov mes Luc Bondy / Odéon
  • Trissotin ou les femmes savantes Molière mes Macha Makahieff / TGP
  • Magnificat de Bach, Psaume 42 et Cantate de Noël de Mendelssohn / Philharmonie de Paris
  • Requiem et Concerto pour Piano  de Mozart / Philharmonie de Paris
  • Fugue Cie La Vie Brève / Bouffes du Nord
  • Jachère mes JY Ruf / TGP
  • Roberto Zucco  BM Koltès mes L.Brunel / TGP
  • Tempête sous un crâne d’après V.Hugo mes Jean Bellorini / TGP
  • Verso Medea mes Emme Dante

Toutes les critiques ont été envoyées au théâtre et pour la plupart publiées sur la page Facebook de DJL.
Quelques critiques remarquables

Affiche tempete-sous-un-crane © Serge Bloch
Tempête sous un crâne / d’après Les Misérables de Victor Hugo 
Adaptation Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière   mes Jean Bellorini

Une certaine quantité de rêverie est bonne, comme un narcotique à dose discrète », écrit Victor Hugo au livre I des MisérablesTempête sous un crâne, adaptation par Jean Bellorini et Camille de la Guillonnière du chef-d’œuvre de Victor Hugo, contient juste ce qu’il faut de rêverie et de poésie. Le lyrisme du texte est exacerbé par sa transposition sur les planches, sublimement servie par deux musiciens très talentueux (la voix de Céline Ottria qui chante des poèmes de Victor Hugo est particulièrement émouvante) et cinq jeunes comédiens pleins d’une énergie vibrante. Leur spontanéité est toutefois un peu exubérante, on souhaiterait qu’ils s’agitent moins ou s’expriment avec moins de vivacité là où l’intrigue exigerait un jeu plus posé et recueilli. À certain moments, ce léger bémol empêche de se laisser envelopper complètement par l’atmosphère poétique de la pièce, mais on est bien vite rattrapé par son esthétique remarquable, avec un décor simple mais plein de charme, une très bonne occupation de l’espace scénique et un éclairage dynamique qui s’adapte à chaque instant à l’ambiance de la scène.
Finalement, la tonalité tragique de l’histoire funeste des Misérables s’estompe derrière un univers plus enfantin, comme un conte certes un peu cruel dans le fond mais relaté avec douceur ; à cela subsistent sa dimension universelle et son message résolument optimiste.

Laetitia Véry

Présentation1

Magnificat de Bach, Psaume 42 et Cantate de Noël de Mendelssohn / Direction Thomas Hengelbrock

5 solistes : 1 soprano, 2 mezzo-soprano, 1 ténor et 1 basse, environ 75 musiciens dans la première partie, moitié moins dans la deuxième. Le Chœur de l’Orchestre de Paris : 175 choristes dans la première partie, trois fois moins dans la seconde…
En me rendant à la Philharmonie pour la première fois, je me posais la question suivante « Qu’allais-je découvrir, qu’allais-je vivre pendant ces trois heures de répétition générale ? » 
La grande salle est encore plus futuriste que le bâtiment vu de l’extérieur.
Pendant que nos oreilles ont de quoi se mettre sous la dent, que peut-on faire de nos yeux ? On peut les fermer pour mieux apprécier la musique. On peut regarder le spectacle des musiciens : les pages des 175 choristes qui se tournent en même temps, formant des vagues blanches … Mais on peut aussi examiner la grande salle qui n’est pas plongée dans l’obscurité totale comme au théâtre : ‘une architecture totalement asymétrique, elle fait penser à ces prototypes de maisons flottantes ou bien écoresponsables de 2030. Tout y est pensé pour une acoustique optimale, et cela s’entend ! Le chef d’orchestre attend la fin du premier morceau comme échauffement pour par la suite reprendre les musiciens et choristes quand une rectification lui semble importante à préciser…
J’ai été particulièrement transporté par la deuxième partie où, à plusieurs reprises, un ou une soliste était accompagné par seulement 2 ou 3 instruments, comme la soprano accompagnée du trio composé d’un violon, d’une clarinette et d’un clavier (harmonium?).
J’ai vraiment été ébloui par cet ensemble « audio-visuel » que je découvrais en même temps que ce lieu.

Clément Dulac