Richard III de Shakespeare / Odéon

Richard III le 31 janvier à 15h

Un spectacle de 4h30 qui a conquis les jeunes (et ceux qui les accompagnaient !) : Thomas Joly réussit une fois encore, dans la suite de son Henry VI, une magnifique mise en scène et l’interprétation d’un Richard  Gloucester difforme ( performance physique !), monstrueusement rusé, parfois fragile mais toujours enivré de cette quête du pouvoir qui l’amène aux pires cruautés.

Exceptionnelle utilisation de la lumière, jamais gratuite, dans une atmosphère sombre (décors de voiles noirs ou gris, échafaudages métalliques froids où apparaissent quelques notes blanches ou rouges), musique qui souligne les tensions ou l’innocence des enfants qui seront massacrés, jusqu’à un vrai concert « hard-rock » au cours duquel le roi couronné vomit ses paroles de fiel, apothéose de la première partie et de l’ascension de Richard !

Quelques bémols toutefois, mais nous préférons attendre les critiques des jeunes pour les formuler…

Quelques photos devant l’Odéon :

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Dans la salle et à la sortie :

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Les critiques des jeunes

D’Hannah S.

Un Shakespeare surprenant à l’Odéon.

Richard III de Shakespeare a été mise en scène par Thomas Jolly, qui d’ailleurs joue aussi le rôle de Richard, le personnage principal de l’histoire. D’après moi, ce personnage a été extrêmement bien interprété.

C’est donc le récit de Richard, une personne difforme appartenant à la famille royale d’Angleterre qui vient de reprendre le pouvoir au 14ème siècle. Il n’était cependant pas héritier du Trône. Son enfance douloureuse due à sa malformation l’a profondément marqué. Il se persuade de ne jamais pouvoir être aimé par quelqu’un. Homme désespéré, il décide de s’emparer du pouvoir. C’est une sorte de vengeance. Il devient le monstre que l’on a toujours vu en lui et en son corps. Sans pitié, il va manipuler puis détruire tout son entourage afin d’atteindre la couronne.

Ce personnage qui est à la fois maléfique et victime de son apparence est fort bien joué par Thomas Jolly : son investissement, sa démarche claudicante tenue pendant quatre heures, sa folie meurtrière et sa mesquinerie construisent un personnage criant de vérité. Les décors composés d’échafaudages mobiles et de lignes lumineuses accompagnent les scènes et s’accordent très bien aux costumes tout aussi étranges et sombres. Des cages crées par des projecteurs ou encore d’inhabituels costumes à l’anglaise sont des éléments qui transportent le spectateur dans un monde pouvant étonner et même choquer, qui ne correspond pas à l’époque de l’écriture et rendent le propos universel. C’est un univers très moderne avec beaucoup de symboliques dans les costumes et les décors conçus dans une esthétique fantastique.

J’ai eu l’occasion d’aller dans l’antre de Richard III (R3M3, situé devant l’Odéon), ce qui m’a permis de mieux comprendre l’histoire. Cet antre spectaculaire est animée d’effets électriques très originaux.

Un spectacle à la fois étonnant, étrange, extravagant et touchant; à voir absolument. Cette mise en scène permet, je pense, de voir la pièce Richard III d’un tout autre point de vue.

D’Emma F. (critique inspirée en partie d’un article de Zone critique, mais dont Emma s’est bien approprié)

Thomas Jolly dessine un drame baroque et punk dans la continuité d’Henry VI primé aux Molières de 2015.

Il veut redonner au drame shakespearien toute sa beauté en y ajoutant plus de modernité.

Cette pièce est dense et complexe à résumer. C’est en bref l’histoire du conflit entre deux familles, les Lancastre et les York qui ont pour seul but la prise de pouvoir et de tenir « la couronne ».

Nous sentons tout au long de cette pièce une cour divisée et ravagée par les rivalités qui ira jusqu’au crime pour se venger.

Dans Richard III la violence atteint son paroxysme. C’est Thomas Jolly en personne qui incarne le personnage principal, Richard est considéré comme un monstre, le texte shakespearien le décrit comme un être indéfinissable avec « un bras desséché comme un arbuste fleuri » « une odieuse montagne sur le dos » et « des jambes de longueurs inégales ». L’acteur se soumet de façon impressionnante à cette description à l’aide d’un superbe costume qui fait ressortir l’animalité du personnage. Richard III est un homme monstrueux aussi bien physiquement que moralement, c’est un manipulateur qui n’a pas de limites ou de remords ni même pour le meurtre de ses petits neveux.

Nous nous demandons si Richard est né monstre ou s’il l’est devenu à cause de cette pression sociale qui s’exerce sur lui…

Les écriteaux de bois permettent d’introduire un peu d’ironie dans cette pièce et créent un décalage avec le sérieux des enjeux. Il y a un équilibre entre l’ancien et le moderne avec l’univers historique dans lequel Shakespeare place son œuvre et les techniques importées comme la mise en scène des caméras de surveillance robotisées.

La lumière a une place importante dans la dynamique de la pièce, elle apparaît sous différentes formes.

Ca n’est pas un simple éclairage, elle se fait barreaux d’une prison puis laser à travers la salle tel un œil inquisiteur et à certains moments elle éclaire les personnages qui cherchent à échapper à Richard, elle renforce l’angoisse présente au sein du public et dans le dernier acte permet à chacun de prendre la parole.

Le jeu de lumière est à son comble lorsque Richard fait le rêve que tous ceux qu’il a tué ou à qui il a fait du mal apparaissent pour lui exprimer leur haine, l’émotion est intense.

Il y a une participation du public quand Richard III passe au pouvoir et chante « I’m a dog, i’m a coat, i’m a hedgehot » cette scène permet une dynamique, étrange certes mais représentative du temps de la Grèce Antique ou du milieu du Shakespeare Globe Théâtre. Le décloisonnement du théâtre et le contact avec le public est mis en avant.

C’est une pièce dure à analyser qui semble longue aux premiers abords mais les acteurs et le metteur en scène ont fait un travail remarquable, ce qui nous permet de ne pratiquement jamais s’ennuyer, nous sommes toujours captivés par quelque chose.

Malgré les 4h30 de spectacle, cette pièce m’a plu.

De Nizar R.

             Richard III de Shakespeare est mis en scène par Thomas Jolly qui joue également le rôle de Richard.

Richard, difforme, a abandonné l’idée de plaire et d’être aimé et se voue totalement à l’idée de devenir roi, quels qu’en soient les moyens : il s’arrange pour que son frère Georges soit enfermé à la tour de Londres, puis le fait tuer ; il séduit Lady Ann en deuil de son mari et de  beau-père, qu’il a lui-même tué, il s’allie avec Lord Buckingham et obtient de lui qu’il fasse tuer les jeunes princes, fils de son frère Édouard, mort récemment ; le chemin vers le trône est désormais libre, il convainc le peuple de Londres de le reconnaître comme roi mais l’assassinat de ses neveux se retournera contre lui. Il perdra finalement la bataille face au comte de Richmond, qui a préparé une rébellion,  et Richard se fera tuer.

Dans cette pièce, compliquée et parfois difficile à suivre,  les décors sont peu nombreux : ainsi la représentation de la Tour de Londres par deux échafaudages m’a plu ainsi que la plateforme  mécanique suspendue au plafond pour représenter le trône. Il y a également des éclairages particuliers visant à nous concentrer sur les paroles du personnage lors d’un monologue ou d’une tirade. Le jeu des comédiens était réussi, sauf selon moi, celui de Marguerite qui ne m’a pas convaincu .

Le spectacle est long mais une deuxième partie plus courte et plus riche en rebondissements invite le spectateur à rester concentré jusqu’au bout. Un très bon spectacle donc !

De Pauline F.

UN RICHARD III ÉPOUSTOUFLANT ET MAGISTRAL

La pièce de Shakespeare est jouée par des acteurs tantôt touchants tantôt affolants au magnifique Théâtre de l’Odéon.

Elle est axée sur le fameux Richard III d’Angleterre connu pour le massacre qu’il créa pour accéder au trône. Cette pièce, écrite par le grand Shakespeare vers la fin du XVIème siècle, est mise en scène par le jeune Thomas Jolly de manière très moderne et grandiose. Parfois très étonnante, la mise en scène s’écarte d’une mise en scène classique mais le spectateur est quand même entraîné et cela donne un coté très rythmé au spectacle. Tout ce qui concerne la scénographie est autour du jeu de lumière à la fois recherché, incroyable et parfois même aveuglant.

Les acteurs sont très bons et justes mais Richard III-Thomas Jolly est à mon goût trop excentrique, sa place est parfois trop importante et c’est dommage pour les autres comédiens qui sont, je trouve, moins mis en avant.

Néanmoins, le travail de Thomas Jolly est remarquable et je suis impressionnée de savoir qu’il met en scène et joue le rôle principal de son spectacle. Reste à voir si cette configuration peut se renouveler, c’est à mon avis très compliqué.

Artistiquement impressionnant et intéressant, À voir.

D’Aurélia T. 

Imaginez une histoire dans laquelle un homme assoiffé de pouvoir est prêt à tout pour arriver à ses fins sans laisser de place aux sentiments et à la pitié et en devenant un homme sans cœur.

Ecrite par William Shakespeare mise en scène par Thomas Jolly, Richard III raconte l’histoire de Richard un homme boiteux et au bras desséché. C’est un homme assoiffé de pouvoir, prêt à tout pour devenir roi, même à tuer sa propre famille et des enfants innocents. Il se marie non par amour mais pour se rapprocher du trône. Dans cette histoire il y a tellement de sang qui coule qu’on se demande si, à la fin, le sang de Richard va couler à son tour et si, avec toutes ces manigances, il va réussir à devenir roi et à se faire aimer…

Le metteur en scène a voulu actualiser la pièce car à l’époque de Shakespeare il n’y avait que des bougies et pas de lumière artificielle : le théâtre était à ciel ouvert d’après ce que nous a dit le conseiller artistique du Théâtre de l’Odéon.

J’ai trouvé ce spectacle formidable. Avec ses jeux de lumière, on se croyait dans une boîte de nuit munie d’écrans qui descendaient du plafond. Des écrans plats servaient à nous narrer des évènements qui ne sont pas montrés sur scène. J’ai adoré la scène où le roi se met à danser et à chanter même si la musique était beaucoup trop forte.

Je recommanderais cette pièce même si, au premier abord, sa durée peut faire peur (4h15 environ) : on ne s’ennuie pas un seul instant !

Si vous voulez passer un après-midi génial, dans une atmosphère drôle et parfois effrayante, allez voir Richard III actualisé par Thomas Jolly !

De Robin L.

La pièce de Shakespeare est mise en scène par Thomas JOLLY. Cette pièce a été jouée dans l’ODEON situé dans le 6e arrondissement. Cette salle comporte 3 étages. Avec un camarade, nous étions placé au deuxième balcon, dans une loge, mais comme nous étions très loin de la scène, par moment nous ne pouvions pas voir les acteurs lorsqu’ils se rapprochaient des spectateurs. Malgré cela nous avons pu apprécier la pièce de théâtre. J’ai trouvé la salle de l’Odéon très impressionnante grâce à son décor et surtout grâce à sa grandeur.

Richard III raconte l’histoire de ce personnage Richard, troisième enfant de sa famille. Il est difforme, mal aimé et souhaite devenir Roi, quoi qu’il en coûte. Il a deux frères, dont un qui a été le roi au début de la pièce sous le nom d’Edouard IV. Son autre frère, un petit plus âgé que lui s’appelle Clarence. Etant le plus jeune, il n’est pas destiné à être Roi. Pour arriver à son objectif, il utilisera tous les moyens : la ruse, en multipliant les masques ; la force jusqu’à la tyrannie et le meurtre. Pour arriver à ses fins il lui faut donc éliminer ses rivaux au sein de sa propre famille. La tâche semble impossible. Réussira-t-il à devenir le roi qu’il a toujours voulu être ?

Le décor était très impressionnant et très présent. J’ai trouvé le mécanisme du décor très intéressant : il est amovible et la scène est plongée dans le noir à chaque changement de décor. Ces transitions sont très réussies : les éléments du décor arrivent de tous les côtés. Le plus surprenant est celui qui arrive par le plafond à l’aide de chaînes en métal. Enormément de personnage sont présents sur le plateau et j’ai constaté que chacun a des costumes différents. Ils sont vêtus d’habits mélangeant le siècle de Shakespeare et notre époque. Leur tenue change au cours du spectacle notamment celui de Richard III qui porte une veste noire au début puis vers la une nouvelle veste blanche. Les acteurs sont aussi maquillés.

La lumière est l’un des éléments qui fait de ce spectacle l’un de mes préférés. Les jeux de lumières sont très bien réalisés : la plupart du temps, la scène est plongée dans le noir plus après cela les jeux de lumière apparaissent. Le metteur en scène a fait de très belles scènes grâce à ces lumières et aussi au décor. Avant l’entracte, nous assistons à un mini concert au moment du couronnement de Richard III, et c’est lui qui chante. Cette musique dynamique nous a beaucoup surpris. En effet nous n’étions pas du tout préparés à un tel spectacle.

Les comédiens dans ce spectacle m’ont fait une très bonne impression, notamment Richard (qui est aussi le metteur en scène) et sa mère qui ont particulièrement bien joué. Thomas Jolly est vraiment très bon, il est fait pour jouer le rôle principal. Par contre nous étions par moment perdu avec le nombre important de personnages. Mis à part cela, la musique et les jeux de lumière m’ont particulièrement plu.

Une mise en scène très belle et très bien réalisée. A VOIR !

De Léa B.Q

Un Richard III contemporain !

La pièce est mise en scène par Thomas Jolly que l’on retrouve dans le personnage de Richard III avec sa troupe à l’Odéon.

La pièce raconte l’ascension de Richard III au pouvoir grâce aux manipulations, mensonges et tueries qu’il utilise pour arriver à ses fins. Ce qui mènera le tyran à une descente brutale, abandonné par tous. Elle met en scène des évènements historiques qui suivent la fin de la guerre des deux Roses en 1485, lorsque la dynastie des Plantagenêts fait place à celle des Tudors. Pour arriver au pouvoir Richard va devoir se débarrasser de tous les candidats potentiels au trône.

La mise en scène de Thomas Jolly revisite complètement le classique de Shakespeare, mais il en garde les scènes et met toujours en valeur la phrase culte de la pièce originale « A horse! A horse! My kingdom for a horse! »

De plus, Thomas Jolly a voulu briser les règles et montrer au spectateur qu’il a fait parvenir le tyran à notre époque. Sous ses allures de rock star le personnage est une dénonciation des manipulations politiques mais aussi une critique du pouvoir médiatique. Le metteur en scène introduit des effets spéciaux et un mini-concert comme au concert d’une vrai pop-star lors du couronnement de Richard III. Tous ces arrangements et ce mélange de modernité permettent aux plus jeunes spectateurs de pouvoir être toujours aussi intéressés par la pièce.

J’ai beaucoup aimé la fin de la pièce qui nous montre très bien que les actes de Richard ont eu raison de lui : il est hanté par ses démons.

Des costumes et personnages complètements décalés ! À voir de toute urgence !

De Marine R.

Mi-homme Mi- démon, voilà le personnage de Richard III

« Une rock star, un chien, un monstre, un crapaud »

1, 2, 3 les trois coups achevés, nous rentrons dans le monde féérique de Thomas Jolly. Richard III, une pièce écrite par Shakespeare un des plus grands auteurs du 16ème siècle, est remise à notre époque par une interprétation surprenante au théâtre de l’Odéon. Thomas Jolly plein de courage n’eut pas peur de partir dans un monde parallèle que même nous, nous ne pouvons comprendre de A à Z.

Thomas Jolly metteur en scène, tout comme personnage principal incarne à la fois folie et grandeur. Thomas Jolly joue le rôle de Richard III durant quatre heures de spectacle. Thomas Jolly incarne Richard III un homme (ou un monstre pour certains), tordu, bossu, desséché, dératé, dentu à la naissance, bancal, pas voulu, pas aimé, pas aimable, pas fini.  Son bras desséché est trempé dans l’argent, son sourire fardé de rouge, délicieusement juvénile. Richard III n’est autre qu’un Homme laid, repoussant tout le monde sur son passage. Au tout début de la pièce, nous assistons à son rejet par la femme de son frère, qui refuse que ses enfants touchent cette créature. On est donc alors spectateur de son accession au trône, mais aussi de sa chute brutale. En effet, sa folie va le précipiter au bord du gouffre, il va se faire harceler par les fantômes du passé pour ensuite en venir à sa perte. Il y a une allégorie du mal, Richard III apparaît ici comme « un pervers qui se réjouit de trahir, terroriser, assassiner tous ceux qui se mettent en travers de sa route  (son frère, ses neveux, sa femme…) ».

Thomas Jolly a réussi à surprendre chacun de ses spectateurs. Du début à la fin, il nous tient en haleine. Cette représentation m’a  perturbée. Le choix du décor est bien pensé, on s’interroge sur chaque partie de la scène. Les costumes nous interpellent dès le premier regard puis tout nous semble ordinaire, lorsque tout d’un coup Richard III devient une rock star et que le théâtre se transforme en une boîte de nuit. La pièce passe très vite. Le temps ne compte plus. Les acteurs sont très bons, ils nous transmettent leurs émotions tout le long de la pièce. Le seul point négatif est que Thomas Jolly s’est beaucoup mis en avant, sans prendre en compte les autres acteurs qui auraient pu être un peu plus présents.

Une représentation forte en émotions !

De Paolina K.L.

Un travail de mise en scène exceptionnel fait par un comédien/metteur en scène étonnant!

La pièce Richard III de Shakespeare a été mise en scène par Thomas Jolly, également protagoniste de la pièce.

La représentation a eu lieu à l’Odéon Théâtre de l’Europe, le dimanche 31 janvier. Elle met en scène la montée au pouvoir de Richard III mais également sa chute brutale. Celui ci est prêt à tout pour accéder au trône et prend même plaisir a assassiner quiconque se trouve sur son chemin  même si ceux ci sont de sa famille.

La pièce, d’une durée de 4h30 ne paraît pas pour autant longue. Au contraire elle est parsemée de nombreux éléments surprenants auxquels on ne s’attend pas.

Malgré le début un peu long et difficile à comprendre notamment à cause des dialogues au langage difficile et parfois trop masqué par la musique, nous sommes immédiatement ressaisis par la mise en scène exceptionnelle. Les décors sont extrêmement complexes et réalistes. Les costumes sont adaptés à l’époque de la pièce tout en étant modernes, allant presque jusqu’au gothique, notamment celui de richard III qui a mon goût est très réussi. Il donne à Richard III un aspect mi oiseau mi homme très intéressant. Le détail le plus surprenant du costume est une prothèse au bras entièrement argentée très réaliste. Les costumes des autres personnages sont plus simples mais tout de même très justes. Toute la pièce est peu éclairée ce qui renforce ce côté macabre mais des rayons laser viennent sculpter la scène donnant un côté très moderne voir futuriste. La première partie se conclut sur l’interprétation d’un titre électro-rock où tout y est: paillettes, costumes extravagants, chorégraphies osées..  Le public est amené à chanter avec les comédiens et donc à approuver le couronnement de Richard III sans le vouloir, encore une ruse de celui- ci faite au public cette fois. La pièce pourrait être vue comme une critique d’un comportement sociétal actuel dans la mesure où l’on retrouve cette soif constante du pouvoir très présente dans notre société. Le succès de la pièce se doit surtout à la mise en scène spectaculaire et inattendue, et au jeu d’acteur de Richard III.

A voir absolument!

D’Ania D.

Un Richard III vivant et explosif à L’Odéon qui vous en met plein la vue.

La fameuse pièce de Shakespeare Richard III est complètement revisitée par le metteur en scène et acteur Thomas Jolly.

Toute introduction à la pièce doit expliquer qu’elle se déroule durant une période complexe dans l’histoire anglaise durant laquelle le pouvoir royal tomba entre beaucoup de différentes mains. La pièce raconte l’histoire des complots sans scrupules et meurtriers de Richard pour assurer son couronnement à la mort de son frère Edward et non pas celui des fils d’Edward ou bien encore celui de son frère aîné George, duc de Clarence.

Dès le premier discours dans la pièce, Richard est présenté comme un personnage à la fois tordu physiquement et spirituellement.

Bien que cette pièce soit dure moralement, Thomas Jolly parvient à la rendre plus légère et facile à regarder grâce à une mise en scène spectaculaire et inattendue. Nous pouvons tout d’abord parler des costumes extravagants et même fantastiques très surprenants ainsi que de la lumière et des effets sonores. La lumière est utilisée d’une manière très particulière qui nous fait penser à une salle de concert plus qu’à un théâtre. Ces lumières sont vivantes et changent très régulièrement à des vitesses fulgurantes en même temps que les effets sonores retentissent. Cela ajouté aux mouvements des éléments sur la scène tels que des escaliers, des plateformes ou encore des boites crée une atmosphère explosive tout à fait inattendue qui peut plaire comme elle peut déplaire.

Cette pièce est absolument à voir par a sa singularité dans la mise en scène !

Et lors de la table ronde avec Daniel Loayza au lycée Bergson : un cours sur Richard III qui a intéressé beaucoup de  jeunes ! Merci à lui.

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