EdeB 2 : Les fusils de la mère Carrar (Décembre)

Affiche Les fusils

Les Fusils de la Mère Carrar  de Berthold Brecht (1937), mise en scène par Antonio Diaz Florian, au théâtre de l’Epée de bois.

Mourir pour des idées, d’accord ?

Pendant la Guerre civile espagnole de 1937, Teresa, la mère d’une famille très pauvre de pécheurs, qui a perdu son mari durant la lutte, cache néanmoins sa révolte et refuse de voir partir Juan et José, ses deux fils de 21 et 15 ans. Elle réfute sa colère étant persuadée qu’ils n’ont ni force, ni les moyens de résister et espère qu’en «restant tranquilles »,  les militaires ne leur feront rien. C’est lors de la visite de son frère, Pedro, combattant de la rébellion, jusqu’ ici au front, et qui vient prendre de leurs nouvelles, que Teresa va prendre conscience de la gravité de la situation et de la nécessité de prendre parti. Pedro essaye de la convaincre de laisser partir au front ses deux garçons et de bien vouloir lui confier les fusils de son mari.

La pièce se déroule dans la pénombre. Les acteurs chuchotent autour de la lampe tempête. L’ambiance est pesante. On entend juste La radio, lien avec l’extérieur, par laquelle la famille entend les discours du général. On s’attend à un embrasement ou à une révolte.

Le décor est minimaliste, pour montrer la pauvreté familiale : seul un drap accroché sur un mat matérialise la maison ; la fenêtre est représentée par un petit banc de bois, qui a beaucoup de fonctions.

Ce sujet peut trouver des échos actuellement, étant donnés les derniers événements : doit-on se battre ou rester terrés chez soi ?

Ce spectacle m’a parlé : allez-y !

Tim Ejchenrand (vu le 5 décembre 2015)