Les Misérables

 Le 3 mai 20h

Texte Victor Hugo adaptation et mes Manon Montel

Une immense oeuvre de la littérature en 1h30 ! Une gageure proposée à Manon Montel par la ville de Nemours ! Impossible donc de présenter tous les grands moments du roman de Hugo ! Et c’est vrai qu’il nous en manque ou que certains sont traités un peu rapidement ! Manon Montel s’en explique : elle a choisi de traiter une première partie sur l’idée des injustices (J.Valjean, Fantine, l’enfance de Cosette) et une seconde sur celui de la révolution qui lutte contre celles-ci (les réunions de l’ABC, la barricade), avec un fil conducteur pertinent : la Thénardier qui, si elle avait reçu « deux chandeliers » aurait peut-être, comme Jean Valjean, connut le bien et  une autre existence.

La représentation est suivie d’une rencontre intéressante avec l’équipe artistique que nous remercions pour sa disponibilité.

Quelques critiques des jeunes

Nous, lycéens du premier tremplin des Jeunes et des Lettres, avons eu l’opportunité d’assister à une adaptation des  Misérables   par Manon Montel, œuvre emblématique de la littérature française écrite par Victor Hugo. La pièce a été représentée au Lucernaire, très jolie salle dans un beau bâtiment à l’intérieur surprenant et atypique.
L’œuvre originale raconte l’histoire de Jean Valjean, un homme dont l’avenir semblait être destiné au bagne. Heureusement pour lui, il réussit à échapper à son funèbre destin, et inspiré par la bonté d’un évêque, s’engage à devenir un homme meilleur et juste. Cette volonté de faire le bien l’amènera à adopter une petite fille, Cosette, qu’il élèvera comme sa propre fille, à l’abri de la justice, plus particulièrement d’un dénommé inspecteur Javert, qui le traque pour l’envoyer au bagne comme il y était destiné. Le destin de ces deux personnages sera mêlé à diverses embûches, histoires amoureuses et à la Révolution de juillet ayant lieu à cette période.
Personnellement j’ai trouvé cette adaptation relativement bonne, malgré le fait que l’œuvre n’ait pas été représentée dans sa totalité. J’ai personnellement trouvé intéressante l’idée d’appuyer sur le personnage de Mme. Thénardier, qui est effectivement intéressant, mais qui prend trop de place sur le reste. L’œuvre dans son intégralité est tellement géniale que j’ai trouvé dommage qu’elle se termine aussi précipitamment. De plus, les décors sont parfois quelque peu trop simplistes à mon goût, et l’espace pas suffisamment exploité. De plus, le personnage de Cosette (mon personnage préféré, personnellement) n’est pas assez bien exploité. Parfois, je trouve que les imitations de petite fille sont assez lourdes. J’aurais préféré voir une réelle jeune actrice pour l’interprétation de Cosette petite. Je n’ai cependant pas trouvé le spectacle mauvais, mais j’aurais espéré mieux de sa part.

Anna Q.

Une mise en scène étincelante, des comédiens très épris dans leur travail et la poésie qui côtoie merveilleusement la violence, Quoi de mieux ?

Les Misérables mis en scène par Manon Montel, est une adaptation du célèbre roman de Victor Hugo, joué au théâtre du Lucernaire, un lieu surprenant et très accueillant.
Le spectacle ne raconte qu’une partie du roman, Rassembler 2.000 mots en  1h30 n’était pas imaginable, Manon Montel a donc préféré se concentrer sur la « première partie » du roman, en accentuant le personnage de Mme Thénardier, qui est moins présente dans le roman de Victor Hugo. Elle en devient dans cette pièce la narratrice à l’accordéon qui nous berce durant tout le long du spectacle. Une installation de vidéo projecteur expose avec parcimonie une douce nuée de lumière sur les comédiens, Comme une image passante, elle nous apporte un sentiment sur les actions et sur l’humeur de la scène.
Je trouve que la pièce est semblable à un rêve dont on a du mal à recoller les morceaux à notre réveil, mais qui nous a fait passer une belle nuit et dont on garde, une poésie complète.
Les comédiens ont un jeu très engagé auxquels j’aurais volontiers demander une suite !
La réécriture d’un monument de la littérature étonnamment réussie dans laquelle on retrouve des traits bien précis qui évoquent notre société et notre politique actuelle. Une pièce qui mériterait d’être plus reconnue et appréciée pour sa poésie !

Maud T.C.

Les Misérables fut écrit en 1862 par Victor HUGO et est adapté et mis en scène par Manon MONTEL dans le théâtre  du Lucenaire.

La réalisatrice a fait le choix de centrer l’histoire sur Mme Thénardier qui a le rôle de narratrice et en partie de musicienne.
L’histoire commence par la condamnation au bagne d’un homme nommé Jean Valjean qui est un ancien forçat avec une vie misérable et ayant un destin tragique. Tout le long de cette représentation, on voit Jean, ayant changé de nom,  avançant tant bien que mal dans sa vie tout en étant observé par Javert, l’homme de loi qui doute de son identité, car Jean Valjean avait volé à plusieurs reprises dans sa vie pour pouvoir se nourrir. D’ailleurs lorsqu’ il vola des couverts d’argent à l’évêque qui l’avait hébergé, celui-ci l’innocenta en prétendant que c’était bien lui qui les lui avais donnés. C’est grâce à cela que Jean prit conscience du bien qui l’entourait et décida aussi de faire du bien et d’être généreux. Ce qu’il fit pour Fantine en finançant les soins et éduquant Cosette sa seule fille.
Les costumes sont typiques du XIXe siècle, ce qui nous projette directement à l’époque historique où a eu lieu la révolution de 1830. Ils sont aussi sombres, parfois déchirés et légèrement sales, ce qui montre la misère des personnes, contrairement à Javert et à Marius, qui voulait devenir avocat, portant des costumes bien taillés avec une chemise ; cela montre bien qu’ils ne sont pas pauvres, ou du moins ne sont pas du peuple.
Seul l’accordéon joué par Mme Thenardier (qui devient la narratrice et la musicienne en étant en dehors de la scène) donne de légers sons de musique. J’aurais préféré plus d’instrument pour plus ressentir les émotions émis par les comédiens.
La lumière, quant à elle suit la narratrice lorsqu’ elle arpente lentement la scène, ce qui projette notre attention sur elle.

Je vous invite à aller voir ce spectacle, car même si personnellement cette pièce ne m’a pas extrêmement plu, il y a plusieurs évènements historiques bien présentés, et si cela vous intéresse, je vous le recommande.

Samia R.

Cette pièce met en scène l’histoire de Cosette, confiée par sa mère, trop pauvre pour la garder, à un couple odieux. Cosette est mal-aimée et maltraitée et pourra réellement vivre grâce à un homme, Jean Valjean,  qu’elle appellera « père ».

C’est Mme Thénardier, qui a élevé et maltraité Cosette qui nous compte l’histoire, ou plutôt son fantôme. En effet, lorsqu’elle nous explique le déroulement des actions, ce personnage est déjà mort. Je trouve que c’est une mise en scène spéciale car je n’avais jamais vu cela auparavant. Cela ne nous aide pas trop à la compréhension de l’intrigue mais c’est un aspect très intéressant.

Le décor est très simple, avec une sorte de gros bloc que l’on déplace parfois, pour en faire un banc, une table ou un mur.

Le jeu de lumière est très intéressant : des images ou des vidéos sont parfois projetées au dernier plan. Les acteurs jouent donc devant les images projetées. 

Ce n’est pas une pièce très musicale, mais Mme Thénardier prend parfois son accordéon et chante.ou bien elle accompagne les comédiens.

La misère est un sujet qui devrait intéresser tout le monde, et je trouve que cette oeuvre est une excellente manière de faire passer ce message.

C’est une pièce magnifique, touchante, à voir absolument !

Suzan L.

Une très belle représentation des Misérables au Lucernaire.

La pièce de Victor Hugo est mise en scène par Manon Montel avec la compagnie Chouchenko, au Lucernaire qui est un très beau théâtre, convivial et chaleureux.
Les Misérables oppose le grotesque et le sublime, le destin individuel et celui d’une nation.
La mise en scène est centrée sur Mme Thénardier qui est interprétée par une comédienne accordéoniste ; nous  découvrons également Jean Valjean, à la fois emblème universel de l’Homme en quête de rédemption et figure intime d’un père et Cosette, enfant abandonnée par sa mère Fantine par manque de moyens puis recueillie d’abord par les bourreaux Thénardier avant de se retrouver dans les bras d’un père aimant son enfant. Autour d’eux gravitent également l’impitoyable Javert, l’amoureux Marius n’ayant d’yeux que pour Cosette, le gamin de Paris Gavroche, symbole de la misère et de la lumière.
Tout d’abord, dans cette interprétation j’ai beaucoup aimé les costumes qui selon le milieu social dévoilent plus ou moins la précarité des personnages en nous laissant paraître des aspects misérables de certains d’entre eux. J’ai également trouvé l’idée de l’accordéon très intéressante car la comédienne nous transmet son ressenti à la fois à travers son jeu mais également à travers sa musique.
Au terme de cette critique, il me faut dire que j’ai beaucoup apprécié la chorégraphie et la projection donnant l’impression d’être réellement dans une usine : elles  montrent vraiment la sévérité de leur travail et nous transportent complètement dans leur univers mécanisé.

Un spectacle à la fois touchant et intriguant. A voir.
Théa F.

Manon Montel s’attaque ici à un titan de la littérature française qu’est Les Misérables de Victor Hugo le tout joué au théâtre du Lucernaire.
 Les Misérables reconnu mondialement pour sa qualité mais aussi très précis dans les détails qui y sont implantés, de ce fait, il me paraissait compliqué d’adapter ce chef d’œuvre en moins de deux heures, c’est pourtant un pari réussi puisque nous avons ici une représentation d’une heure trente, fluide, compréhensible, bien découpée donc très agréable. Pour ce faire, Manon et son équipe se sont intéressés à certain passage et non à d’autres, ce qui n’a pas entravé notre compréhension tout au long de la pièce.
Le jeu de lumière était assez remarquable, je ne pouvais compter le nombre de projecteurs accrochés au plafond, il a particulièrement bien été utilisé lors de la scène où Monseigneur Myriel lit la lettre de Marius, ou encore dans l’usine de Jean Valjean-Monsieur Madeleine.
Les décors n’étaient pas remarquables, il y en avait peu, mais ils étaient très bien utilisés, de manière à ce que l’on comprenne tout de suite à quoi s’identifie réellement l’objet utilisé : c’est un point que j’ai aimé, il était évident qu’ils ne disposaient pas de moyen hors norme et pourtant, les décors sont très bien été gérés.
L’aspect musical de la pièce est particulière, durant tout le spectacle,  le personnage de Mme Thénardier (qui joue aussi en partie le rôle de narrateur), va rythmer la représentation par divers passages solo à l’accordéon, ce qui sublime la pièce et nous transmet plus facilement l’émotion et l’humeur dégagée à certains moment ! Cela permet aussi d’accorder de l’importance au personnage de Mme Thénardier, qui dans le roman d’Hugo n’est pas tant représenté…
J’ai apprécie le jeu de chacun des comédiens, notamment celui de Javert qui, par son autorité et son sens de la justice immorale, le rend détestablement adorable, ainsi que celui de Jean Valjean, dégageant un charisme fou !
Cette pièce se veut bien plus engagée que le roman d’Hugo et c’est la aussi un pari réussi.
C’est une pièce que je dirais « intemporelle », les divers enjeux défendus qui l’étaient il y a plus de 150 ans le sont encore aujourd’hui.
C’était une très belle pièce pour clôturer l’année,  je n’ai que très peu de choses à lui reprocher, si ce n’est rien !

Wissem H.

Nous nous sommes rendus  le mercredi 3 mai au théâtre du Lucernaire pour assister a la représentation des « Misérables » mis en scène par Manon Montel.
L’histoire raconte la vie de miséreux dans le milieu populaire du milieu du XIXème siècle à Paris.

Nous suivons  le personnage central, Jean Valjean, ancien bagnard qui après un passé de gueux devient Mr Madeleine, Maire de  la ville. Il se reconvertit en un homme honnête et juste, respecté.  Il récupère Cosette, la fille d’une de ses ouvrières afin de l’élever. D’un autre coté dans le vieux Paris s’organise la révolution chez les jeunes républicains.
Le metteur en scène choisit d’écourter le roman et c’est sur ces éléments  que se concentre la pièce.
Les décors nombreux, s’enchainent de manière fluide et rapide et s’accordent avec la lumière lors des changements. Manon Montel réussit dans sa mise en scène,  en jouant avec la lumière, à mettre en valeur un personnage lors d’une réplique importante.  Ces effets scéniques attirent notre attention et nous aident à suivre la pièce.
Les comédiens endossent pour la plupart plusieurs rôles mais gardent une grande différence de jeu entre les personnages qu’ils interprètent. Une artiste joue de l’accordéon sur scène et accompagne l’histoire en musique, ce qui rythme la fin de la représentation.

Un très beau spectacle où se mêlent déchéance, espoir et révoltes, fidèle au texte de Victor Hugo et que je conseille fortement !

Gaston D.