La Double Inconstance au Théâtre de l’Épée de Bois / 30 nov. – 24 déc.

ladoubleinconstance

Texte Marivaux / MES René Loyon / Vu par Nathan B. (TREMPLIN 2)

La pièce a eu pour moi un double sens, ce que j’en ai pensé en en sortant, et la réflexion que j’ai développé sur le sujet (notamment avec Théodore M. qui m’accompagnait ce soir-là).

Soyons franc, j’ai été assez déçu par le jeu des acteurs, à part pour certains d’entre eux. Pour être plus précis, je ne sentais pas les acteurs assez dans leurs rôles, ils se limitaient à dire leur texte, avec l’intention certes, mais le corps ne suivait pas, et c’est dommage, car la voix y était.

Le décor était assez minimaliste : deux canapés, six coussins, et deux murs. Tout cela formait un angle, si bien que pour une pièce de théâtre, on n’était plus entre trois murs, mais bien deux. Cela renforçait assez bien le côté opprimé que devait ressentir Silvia et Arlequin.

La lumière était très bien gérée, notamment sur les moments de réflexion de Flaminia sur sa stratégie amoureuse, durant lesquels la lumière se focalise sur elle, laissant le reste dans l’obscurité. Le même procédé est d’ailleurs utilisé pour faire arriver Silvia discrètement, à un moment de la pièce. Cela renferme Flaminia et fait que le public se concentre sur elle.

Il n’y avait pas de musique, mais ce n’était pas un point négatif, au contraire, son absence montre bien comment Silvia est enfermée, car elle n’a aucun lien avec l’extérieur, même pas un peu de musique.

Au lieu de chercher à faire des vêtements d’époque, les bourgeois sont ici en costume pour les hommes et en tailleur pour les femmes. Par contre, Silvia porte une robe à carreau très simple, représentant bien sa classe sociale, comme Arlequin avec ses bretelles et sa chemise plissée.

Pour conclure, au-delà du jeu de certains acteurs qui ne m’a pas convaincu, tout est à sa place, fonctionne et se répond. Bravo à toute l’équipe !

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