Pélléas et Mélisande à L’Epée de bois jusqu’au 5 février

Texte M. Maeterlinck mes Alain Batis / Vu par Ella G. et Hannah SdeV

Mélisande, jeune fille trouvée par Golaud dans une forêt sombre se trouve être d’une beauté envoûtante. Golaud, l’homme au cœur de pierre, l’épouse et l’emmène dans son château familial. Elle y rencontre son beau-frère, Pelléas, et ils tombent amoureux sans se l’avouer l’un l’autre. Cependant Golaud se rend compte de cet amour interdit, ce qui suscite sa grande colère.
De la fumée, de la lumière et des personnages immobiles tels des momies en blanc aux palettes d’enfants innocents, dont on ignore s’ils sont vivants, sont placés lors de l’entrée des spectateurs dans la salle. On est comme dans une cour couverte d’un château, trois voûtes servant aux entrées et sorties des comédiens.   Le spectateur n’a qu’une hâte: pénétrer dans ce monde!
La pièce commence : on entre dans un univers mystérieux et glauque très impressionnant, grâce aux jeux de lumières, au décor de voiles blancs et aux très beaux costumes. La simplicité du décor est intelligente et très gracieuse. La lumière indique le temps dans une journée : au lever du soleil, la salle est remplie de lumières oranges et d’une ambiance calme; à la fin d’une journée, elle est éclairée par des projecteurs de teintes plutôt bleu cyan et violet. Celle-ci joue aussi comme indicateur de lieu avec des spots blancs statiques sur le sol présentant par exemple les petites rivières où Mélisande perd sa couronne et plus tard sa bague de fiançailles.
La pièce est accompagnée par deux musiciennes au piano et au violon qui chantent aussi, ce qui renforce le côté merveilleux de la pièce. On a l’impression d’être dans un lieu métaphorique et onirique empli de chants et de musiques évoquant tantôt le danger, la peur et le malheur, tantôt le bonheur, la rêverie, la passion. On est bercé dans cette histoire tragique où l’on suit le destin de deux jeunes amoureux.

Une partition théâtrale, musicale et poétique pour sept comédiens, deux remarquables musiciennes et des marionnettes.

Vu par Paolina K.L

Le prince Golaud perdu dans une forêt rencontre la somptueuse Mélisande, en pleurs au bord d’une fontaine. Celui-ci la ramène dans son royaume pour l’épouser, où elle y rencontre le frère de son mari, Pélleas, et en tombe éperdument amoureuse. Les deux vont vivre un amour secret et interdit qui leur coûtera la vie.
Aussitôt la lourde porte de la salle du théâtre de l’Epée de bois poussée, le spectateur est plongé dans l’ambiance de la pièce : fumée, odeur d’humidité, personnages blancs hantant l’espace scénique… Le spectateur en vient à se demander, sans trouver de réponse, quels sont les vrais comédiens parmi ces personnages si réalistes mais si monstrueux de par leur immobilité et leur teint de mort. Ces images morbides laissent place à un univers onirique qui nous présente des personnages mystérieux et sans passé.
Malgré la forte présence de lumière dans le texte de Maeterlinck, c’est le sombre qui est dominant dans cette mise en scène, la lumière n’étant utilisée que pour représenter l’eau. Des voiles semi-transparents viennent couvrir certains personnages, comme le grand-père, nous questionnant sur la réalité de ce qui est vu, et appuyant ainsi la dimension métaphorique de la pièce. Tous ces éléments de mise en scène nous transportent vers un univers inconnu pur, aérien, délicat, mais également morbide, lugubre et tragique. Deux musiciennes présentes sur scène viennent musicaliser cette atmosphère terrible avec un piano, un violon et du chant.

Une oeuvre « claire-obscure » en tout point, à ne pas manquer!

 

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