L’école des femmes / Odéon

   

On se retrouve devant le théâtre et, comme chaque année, en accord avec l’équipe de l’Odéon, nous proposons 5 places à tarif réduit aux parents. Tous les jeunes sont à l’heure, de bon augure pour la suite !
Découverte du théâtre : pour certains, c’est la première fois !

     

Une réussite pour ce premier spectacle mis en scène par Stéphane Braunschweig ! Une lecture actuelle d’un texte classique ! Loin du barbon repoussant, Claude Duparfait (excellent !) joue un Arnolphe quinquagénaire sportif, douloureusement attiré par la sensualité innocente d’Agnès (excellente Suzanne Aubert). Les comédiens qui les entourent sont également très justes. Un décor de verre et de rouge, une utilisation intelligente et émotionnellement forte de la vidéo : un spectacle vraiment réussi. Les applaudissements au salut final le confirment.

 

  • 30 novembre : rencontre à l’Odéon avec Assane Tumbi (Chrysale) accompagne de Clémence Bordier (Responsable de l’action culturelle de l’Odéon)

Très bel échange de plus d’une heure et demie dans le salon BLIN entre les jeunes et le comédien, passionné et généreux. A chaque fois, il a apporté ses réponses aux question multiples ou enrichi les réflexions : scénographie, lumières, costumes, modernité du texte et de la lecture qu’en fait Stéphane Braunschweig, rôle de la femme, hier et aujourd’hui, place de la vidéo dans le spectacle, jeu des comédiens…

  

Un magnifique début pour ce groupe de jeunes qui nous semble déjà très investi.

UN GRAND MERCI à Assane Timbo et à Clémence qui nous a accueillis et a organisé la rencontre.

  • Retours de jeunes qui ont osé se lancer dans l’écriture d’une critique dès le premier spectacle

Une mise en scène moderne, profonde et réussie de L’École des femmes !

Cette pièce, écrite par Molière, est mise en scène par Stéphane Braunschweig.
Arnolphe, un quadragénaire dont la plus grande peur est d’être trompé, a recueilli une petite fille, Agnès, qu’il a enfermée, pour la faire, ainsi, élever dans la plus grande ignorance, pensant qu’une femme sotte ne peut pas tromper son mari. Agnès est à présent devenue jeune fille et Arnolphe a l’intention de l’épouser très prochainement. Mais, au retour d’un voyage, il découvre que Horace, le fils de son meilleur ami, et Agnès sont tombés amoureux. Horace, un peu insouciant, se confie sur son nouvel amour à Arnolphe, ignorant que c’est lui qui retient Agnès. Celui-ci tente de faire échouer leur idylle, mais Agnès commence à se rebeller sur le destin et la vie qu’on lui impose.
Molière écrivit L’École des femmes en 1662 et on aurait pu croire que la pièce était trop ancrée dans son époque (notamment avec le passage sur les Maximes du mariage) pour être transposée. Pourtant, c’est ce que le metteur en scène fait et avec brio ! Sa mise en scène, moderne (de par les habits des comédiens, les vélos d’appartement, l’utilisation de la vidéo) et en même temps très symbolique (les panneaux disparaissant à la fin, les changements de lumières, le rideau de la chambre d’Agnès), nous dépeint parfaitement l’horreur de l’histoire racontée sur scène. Cette relecture moderne s’accorde parfaitement avec le texte de Molière : il fait ressortir l’actualité du sujet (la place des femmes dans la société) et le développe encore plus, de manière à toucher plus de spectateurs. De plus, les comédiens, au jeu très moderne, sont tous formidables.
Une très belle pièce, donc, avec une mise en scène effrayante (dans le bon sens du terme) et qui nous pousse à une grande et longue réflexion.
Selma C.

Une très belle mise en scène pour L’école des femmes.
Jean Baptiste Poquelin dit Molière met en cause la place de la femme dans son siècle. Stéphane Braunschweig en situant l’intrigue à notre époque réintérroge cette cause à travers « L’école des femmes ».
Arnolphe un bourgeois bien établi, achète Agnès à ses quatre ans pour l’épouser plus tard. Il l’enferme dans un couvent pour qu’elle devienne « bête » et qu’elle ne le trompe pas. Le mariage sera chamboulé par l’arrivée d’Horace le fils de son meilleur ami qui tombe amoureux d’Agnès.
Le décor simple mais puissant composé de vitres et d’un rideau met en valeur les notions d’enclavement puis de liberté et enfin la découverte de la vérité. La scène de la promenade dans l’acte 2 s’effectue sur des vélos d’appartement, cette idée accentue le sentiment d’enfermement et le pouvoir qu’exerce Arnolphe sur Agnès. Ces vitres se décomposent au fur et à mesure de la pièce pour laisser place à un plateau nu quand se dévoile la vérité. Le contraste entre la transparence des vitres et l’opacité du rideau permet d’imaginer les personnages à tout moment quand on ne les voit pas. La distribution est d’une grande homogénéité et l’interprétation d’une très grande qualité de la part de l’ensemble les comédiens.
Cette interprétation et cette mise en scène contemporaine et sensible recontextualise cette pièce classique et rend son thème très fort et actuel. Un chef-d’œuvre à voir !
Aloïs BG

L’École des Femmes de Molière, une pièce sur le sérieux sujet de l’inégalité des sexes remis au goût du jour à l’Odeon avec la mise en scène à la fois comique et angoissante de Stéphane Braunschweig.

L’École des Femmes c’est l’histoire d’Arnolphe et d’Agnès sa jeune pupille qu’il retient dans l’ignorance et en captivité dans l’espoir de l’épouser un jour. Cependant, ses plans seront perturbés avec l’arrivée d’Horace, le fils d’un ami proche, qui réussit à séduire Agnès dont il est tombé éperdument amoureux. Ainsi, Arnolphe va désespérément tenter de retenir Agnès par tous les moyens possibles.
La mise en scène de Stéphane Braunschweig allie le comique à l’angoissant. Le quiproquo de l’intrigue et le jeu d’acteur de Claude Duparfait (Arnolphe) fait d’exagérations et d’expressions accentuées amènent un aspect très comique à la pièce. Cependant, la mise en scène est également angoissante de part la lumière rouge, les silences et la captivité oppressante d’Agnès traduite par les cris déchirants de la comédienne Suzanne Aubert. Enfin, Stéphane Braunschweig apporte une vraie modernité à la pièce par les décors de salles de sports, les costumes des personnages qui portent des baskets et l’utilisation de la vidéo projection. Ce côté plus contemporain permet au spectateur de regarder la pièce avec un regard actuel et de s’interroger sur la place de la femme et sur la société d’aujourd’hui.
Une mise en scène moderne et qui pose de vraies questions, à voir !
Lucie D.

L’école des femmes de Molière mis en scène par Stéphane Braunschweig est un spectacle qui ne vous laissera pas de marbre.

Arnolphe, un vieil homme, a élevé Agnès, une jeune fille naïve dans l’ignorance complète afin de l’épouser sans craindre d’elle les infidélités des femmes instruites. Il l’isole alors de tout contact social. En effet Alain et Gorgette, deux domestiques idiots, ont pour mission de ne laisser personne s’approcher de la jeune fille. Malgré les précautions prises, Agnès tombe amoureuse d’Horace.
Le comique de situation est la base même de l’intrigue de cette pièce, avec les confidences d’Horace à propos d’Agnès dont il est passionnément amoureux , dues au quiproquo sur le double nom d’Arnolphe/Monsieur de la Souche. Cela apporte un aspect comique à la pièce.
Mais petit à petit, le spectateur se retrouve face au réel message de la pièce à travers la mise en scène moderne. Stéphane Braunschweig ne met pas un objet par hasard sur scène, chaque élément a un sens et une interprétation. Le but est d’interpeller le lecteur.
En effet Molière s’est fait défenseur de l’égalité des sexes, conception contemporaine puisqu’elle est encore loin d’être réalisée aujourd’hui.
Enfin les acteurs sont très performants, notamment l’acteur Claude Duparfait dans le rôle du personnage complexe d’Arnolphe.
Pièce de théâtre à voir absolument car elle suscite de nombreuses réflexions sur le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui.
Daline M.

Une pièce intrigante, L’école des femmes à l’Odéon
L’école des femmes est une pièce de théâtre écrite par Molière et mise en scène par Stéphane Braunschweig
La pièce met en scène Agnès, une jeune fille naïve contrainte d’épouser Arnolphe, un vieil homme qu’elle n’aime pas et qui l’a élevée depuis son enfance ;  il a financé son éducation dans l’innocence de la vie et dans la soumission la plus complète et elle est placée sous la surveillance d’Alain et Georgette, des serviteurs sots, sauf qu’Agnès est tout de même tombée amoureuse d’Horace….
Stéphane Braunschweig ne représente pas l’époque de cette pièce, car il a choisi de prendre des tenues modernes avec des décors plutôt minimalistes, ce qui met en valeur le jeu des acteurs (Suzanne Aubert (Agnès)et  Claude Duparfait (Arnolphe), tous deux excellents) : elle commence dans une salle de sport suggérée par deux vélos installés devant la scène et la tenue des deux comédiens, elle se poursuit parfois dans la chambre d’Agnès que suggère un panneau de verre dont on ouvre les rideaux (fenêtre et cage de verre dans laquelle elle est enfermée).
A voir absolument.
Matteo G.

Une mise en scène de L’école des femmes très moderne, dans un théâtre à l’italienne très classique !
La pièce commence dans une salle de sport où les deux personnages, Arnolphe et Chrysale, font du vélo, ce qui donne une impression de réalité. Derrière, se trouve la chambre d’Agnès (des vitres et un lit) dévoilée ou cachée par un rideau. Les tenues des personnages nous montrent leur personnalité, leur âge et leur classe sociale. Les lumières de couleurs différentes indiquent les états d’âme des personnages, notamment d’Arnolphe : quand le rouge envahit la scène, on passe dans ses fantasmes.
J’ai été très satisfaite de ce spectacle, et les surtitres m’ont aidée, moi qui ne parle pas encore bien le français. C’était magnifique pour cette première pièce de théâtre, je suis déjà excitée pour la deuxième !
Eunseo K.

L’école des femmes, mis en scène par Stéphane Braunschweig est un spectacle intriguant et très intéressant.

Arnolphe est un vieil homme qui a une phobie : la tromperie, il décide donc d’élever Agnès une jeune femme dans le but de l’épouser. Il la plonge dans l’isolation et l’ignorance pensant ainsi se préserver de la tromperie.
Alain et Gorgette, deux domestiques faibles d’esprit sont responsables de l’isolement total d’Agnès : elle ne doit être en contact avec personne, cependant malgré toutes les précautions prises  par Arrnolphe, Agnès tombe amoureuse du jeune Horace.
La pièce a un  aspect très comique et fait beaucoup rire, en effet Horace se confie à Arnolphe et lui décrit son amour fou pour Agnès, rendant celui-ci fou de rage et de jalousie.
Cependant derrière cet aspect comique se cache un vrai message et une vraie réflexion sur la situation des femmes et l’égalité des sexes. Je recommande cette pièce car elle nous permet d’avoir une réflexion sérieuse sur un sujet sérieux tout en passant un bon moment et surtout tout en riant.
Une pièce  à voir !
Bilal J.

L’école des femmes de Molière , mis en scène par Stéphane Braunschweig.
La pièce met en scène Arnolphe un vieux monsieur de pouvoir qui essaye par tous les moyens de garder une jeune fille naïve avec peu de connaissances, nommée Agnès , pour lui uniquement en espérant l’épouser un jour. Par peur de la perdre , il l’isole chez lui , privée de liberté. Malgré la surveillance d’Alain et Georgette, tout ne se passe pas comme prévu, Agnès tombe amoureuse d’Horace, un jeune homme avec qui elle comprend le vrai sens d’amour et d’un mariage.
Cette pièce avec des décors plutôt modernes et minimalistes , représente une triste réalité, qui est toujours présente au vingt unième siècle : l’inégalité entre l’homme et la femme , la vie quotidienne d’une femme soumise à un homme, privée de ses droits .
Les couleurs et les lumières indiquent des émotions, et les tenues des personnages nous révèlent leur personnalité, leur classe sociale, ainsi Agnès porte le blanc, cela représente la pureté, la jeunesse et Arnolphe porte un costume cravate qui représente la richesse et le pouvoir .
Cette pièce de théâtre traite un sujet sérieux et très important qui nous permet de réfléchir mais tout en passant un bon moment, Je vous la conseille fortement !
Maram B.

L’école des femmes de Molière, une belle mise en scène de Stéphane Braunschweig à l’Odéon

Stéphane Braunschweig a décidé de moderniser la pièce qui raconte l’histoire d’Arnolphe, dit monsieur de la Souche, un homme riche d’une quarantaine d’années qui veut épouser une jeune fille, Agnès qu’il a fait élever au couvent pendant treize ans où on ne va rien lui apprendre, et il la tient à présent dans une maison à l’écart, seule avec des serviteurs idiots pour la rendre plus sotte. L’arrivée d’Horace, le fils de son ami Oronte, va faire basculer l’histoire…
Elle commence dans une salle de sport avec des vélos, des costumes modernes (Arnolphe en costume représente le pouvoir, chez Agnès le short représente la jeunesse, le tee-shirt blanc la pureté,l’innocence). Les lumières qui s’éteignent dès qu’un acteur n’est plus sur scène, la vitre, le son, le décor : tous ces aspects modernes mettent en valeur le jeu des acteurs. La pièce est à la fois comique et dramatique : comique car les acteurs jouent hyper bien les rôles, dramatique car à cette époque là, la femme n’avait pas sa  place dans la société, elle était considérée comme un objet. Les plus riches se permettaient tout, comme on peut le voir dans la pièce.
A voir absolument.

Mariam S.