Le Roi Arthur à l’Epée de bois jusqu’au 14 octobre

Vu par Nicolas M.

Texte et mise en scène de Jean-Philippe Bêche

Le Roi Arthur se déroule en Bretagne, dans un âge où la légende et l’Histoire ne font qu’un…

On assiste à la vie d’Arthur Pendragon, depuis son accession au trône de Bretagne. Mais le temps passe, et Arthur doit affronter des forces obscures qui le dépassent, et qui ne désirent rien tant que sa chute…

Faire de figures si mythiques des personnages de théâtre est toujours risqué, mais cette adaptation marche à merveille : le texte, très riche en réflexions, offre une tragédie réellement épique qui doublée par un très bon jeu des comédiens qui se fondent dans la peau de personnages légendaires qui apparaissent comme très humains, héros malgré leurs faiblesses.

Les costumes nous transportent dans une autre époque. La mise en scène reste simple, mais elle suffit à faire voyager le spectateur, notamment grâce à un jeu de lumières changeant rapidement l’ambiance, et à cette salle de pierre, semblable à un château.

Le tout est accompagné de percussions, jouées en temps réel et qui, malgré un contraste entre deux époques, trouvent parfaitement leur place dans celle du roi Arthur, et contribuent grandement à cette ambiance si particulière qu’on trouve tout au long de la pièce.

Une belle adaptation théâtrale d’un mythe immortel.

 

 

vu par Nasser H.

Le roi Arthur est un mythe perpétré au fil du temps, depuis le Moyen Âge qui raconte d’une façon ou d’une autre l’histoire d’un roi nommé Arthur, qui est né d’une relation illégitime de son père avec une des duchesses du royaume.
Arthur est confié à une famille par Merlin le magicien ; le père meurt sans laisser d’héritier pour le trône ; Merlin organise alors un défi pour celui qui pourra dégager l’épée du roi enfoncé dans un rocher sera la successeur, le défi est remporté par Arthur qui devient un glorieux guerrier, il unifie la grande Bretagne et gagné toutes les batailles contres les ennemis avec l’aide de ses farouches chevaliers.
Une histoire très mouvementée, mystérieuse où la magie, l’amour et la trahison se mêlent dans la course au pouvoir.
Arthur est fou amoureux de la princesse Guenièvre mais sa sœur Morgane s’interpose et le pousse à commettre l’inceste qui donne naissance à son fils qu’elle élève dans la haine et la cruauté pour se venger et détruire le royaume.
Une histoire pas facile à maîtriser que Jean Philippe Bêche a réécrit et mise en scène dans une salle parfaitement conçue pour ce genre de thème, une salle qui a pour seul décor des murs en pierres avec un parterre carrelé où se trouve une trappe.
Les comédiens en nombre de 8 dont 4 jouent le rôle principal avec des habits adaptés au temps des seigneurs du VIe siècle.
L’éclairage est faible mais suffisant pour bien distinguer les gestes et les mouvements des comédiens qui sont rythmés à la même cadence de la batterie dont la gamme dépasse des fois la voix des comédiens.
Pour passer d’une scène à une autre la salle dispose se 3 portes en arcades et 2 autres se trouvent latéralement au milieu de la grande salle ce qui permet d’attirer davantage les spectateurs et leur faire vivre ce moment de bonheur.
Ce qui est remarquable aussi dans cette pièce, c’est qu’elle ressemble beaucoup à celle qu’on a déjà vue au TREMPLIN 1 « Macbeth » de William Schakespear, elles traitent du même thème : la course au pouvoir, la trahison et la magie.
Une très belle pièce, parfaitement adaptée et simplifiée, à voir et à revoir avec enthousiasme.

 

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