La Convivialité au théâtre du Monfort jusqu’au 14 octobre

Texte d’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, co-mise en scène d’Arnaud Pirault, Clément Thirion, Dominique Bréda

Vu par Louise C.

Une remise en question drôle, décomplexante et pertinente de l’orthographe française.

On se demande souvent comment respecter l’orthographe, mais l’orthographe est-elle respectable ?

Deux professeurs de Lettres nous présentent une démonstration très critique envers le dogme qu’est devenue en France l’orthographe. Avec humour et humanité ils énumèrent les incohérences de ses règles, leurs origines qui feraient frémir les puristes, nos blocages quand il s’agit de la simplifier et se demandent si ce qui n’est après tout qu’un outil n’a pas dépassé son « seuil de convivialité » (seuil à partir duquel ce n’est plus l’outil qui sert l’utilisateur mais l’inverse).

J’ai beaucoup apprécié la pertinence de la démonstration et les petites anecdotes illustratives, ainsi que le nouveau regard sur l’orthographe qui m’a été donné (je suis d’un coup moins sévère en ce qui concerne les fautes d’orthographe des autres !). Les 60 minutes passent rapidement et dans une bonne ambiance interactive (des projections imagées efficaces, une dictée surprise causant pas mal de fous rires et des votes pour des propositions de nouvelles orthographes), on quitte la salle à regret.

À voir quels que soient vos préjugés sur l’orthographe !

 

Vu par Nicolas M.

La convivialité est le fruit d’une idée de deux professeurs de français, Jérôme Piron et Arnaud Hoedt, et parle, avec humour et intelligence d’un sujet qui peut fâcher : l’orthographe de la langue française.
Le duo passe en revue sur scène, les bizarreries, absurdités et autre étrangetés de ce véritable code d’écriture.
Le spectacle offre une approche vraiment amusante et maîtrisée de son sujet ; on en apprend aussi plus sur l’histoire de l’orthographe, souvent assez étonnante, à travers les anecdotes racontées par les deux hommes. Il se faut aussi de noter des interactions avec le public vraiment drôles et réussies. La mise en scène, faite surtout du son et des lumières, ainsi que d’un écran en fond de scène, donne un très bon rendu.
La pièce passe, il est vrai, assez vite, mais donne son lot de réflexions, de surprises, et, tout simplement, de rires.
Passionnés d’orthographe ou non, un spectacle à voir sans faute.

 

Vu par Fleur L.

Un spectacle drôle et qui demande une réelle réflexion.
À peine assis qu’on nous a déjà distribué une feuille, un crayon et un support. Devant nous: deux hommes, un écran avec un marteau, une table.
Le thème de cette représentation était la complexité de la langue française ; que l’on peut voir avec « dix » qui s’écrit avec x, dizaine qui s’écrit avec z mais dixième qui s’écrit avec un x mais prononcé z. De plus, le mot « alléger » s’écrit avec deux L alors que le mot « alourdir » un seul L.
Ces deux belges nous ont fait faire une dictée dont deux phrases marquantes ; « L’écriture ne constitue ni la finalité ni la nature première du dire. Inutile d’alourdir la plume par une pénible fioriture ». Autrement dit l’écriture ne représente pas toujours ce que l’on veut démontrer au final.
Mais si quelqu’un changeait notre orthographe, on serait probablement extrêmement offensés car on toucherait à notre patrimoine.
Pour finir, ils nous ont évidemment parlé du plus grand sujet de France L’ACCORD DU VERBE AVOIR. Les linguistes disent que c’est la chose la plus illogique de la langue, c’est assez complexe au début. J’ai adoré réfléchir sur ces sujets avec les gens ou même ceux de DJL et ce fut vraiment très drôle !

 

Vu par Anna B.

Un spectacle sans quatrième mur qui bouleverse un débat actuel : l’orthographe française.
C’est au travers d’une présentation interactive et dans la plus grande convivialité qu’Arnaud Hoedt et Jérôme Piron, respectivement professeur de français et de linguistique, abordent la question de l’orthographe.

Dans une atmosphère intimiste, pendu aux lèvres des deux comédiens, parcouru par le rire, la surprise et la consternation, le public redécouvre l’orthographe française dans toute sa complexité et son absurdité. L’apprentissage de l’orthographe est un cauchemar pour les élèves cancres comme pour les bons élèves.
Le raisonnement intelligent et subtil qu’élaborent les deux comédiens et qu’ils ne manquent pas de justifier à grand renfort d’anecdotes historiques (du Moyen Âge jusqu’à nos jours), d’études portant sur les langues du monde et leurs orthographes respectives, est un cheminement qui amène le spectateur à se poser avec eux de nombreuses questions : « Qu’est-ce que l’orthographe ? », « Qu’est-ce qui fait qu’une faute est plus grave qu’une autre ? », « Qu’est-ce qu’est devenue l’orthographe aujourd’hui ? », mais surtout « Pourquoi ? ». Pourquoi ces règles si alambiquées ? Pourquoi a-t-on arrêté de se demander pourquoi ? Pourquoi l’opinion publique y tient-elle tant ?

Les deux professeurs nous poussent à repenser cet outil, son importance et sa place aujourd’hui dans l’éducation de la nouvelle génération. Ils démentent tour à tour toutes sortes d’arguments anti-réformistes sans jamais se départirent de leur humour. Un discours polémique qui pourtant laisse le public réjouit et pensif, faisant ainsi évoluer le débat en douceur.
(Mon unique réserve est le parti pris chorégraphié du spectacle qui m’a semblé sonner un peu faux à certains moments.)

De belles métaphores très pertinentes, une mise en scène on ne peut plus épurée qui laisse toute la place au propos et un spectacle sans prétentions d’autant plus recevable.

La dictée vous a forcément manqué, à voir le plus rapidement possible !

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