Le joueur d’échec à l’Epée de Bois jusqu’au 24 novembre

texte de Stephan Zweig, mise en scène d’Yves Kerboul

Vu par Charlotte S.

Un homme, une chaise, un sol de bois, on ne peut pas faire plus simple et pourtant j’y ai rencontré le XXème siècle et ces folies.

Année cinquante dans un bateau qui file en Argentine, un journaliste et un anglais sont fascinés par l’un des autres passagers : Czentovic, le champion mondial des échecs doté d’un caractère particulier. Il tente de s’en approcher en le provoquant en duel. De fil en aiguille, le champion et un homme inconnu s’affrontent sur l’échiquier. Échec et mat au champion, les messieurs du fumoir sont consternés. Mais qui est notre inconnue et d’où lui vient son génie ? C’est là où un récit de folie sur la Gestapo commence.

Dans les premières secondes du spectacle, en voyant ce plateau vide et cet acteur qui parlait avec une mélodie redondante, je l’avoue, j’ai eu peur. Mais très vite, sans même m’en rendre compte, cet acteur fantastique m’a emporté dans l’univers de ce bateau, de ce fumoir et des échecs. L’acteur portait en lui quatre personnages que l’on pouvait parfaitement distinguer et qui avait leur charme, leur drôlerie. Pour cela, je lui dis Bravo !
J’ai trouvé génial que l’acteur ait prononcé les vrais mots de la nouvelle de Stephan Zweig. Le texte a pris vie et le spectacle en était plus authentique. Finalement le meilleur de la mise en scène était peut-être ce plateau vide, car il laissait place à l’imaginaire.

Point le plus important : en voyant ce spectacle, j’ai sondé un peu plus (dans ma conscience à moi) la conscience humaine. Un spectacle à voir !

Vu par Ophéline N.

Échec et mat pour le théâtre de l’Épée de bois !
Le joueur d’échecs est un classique de la littérature, c’est la dernière nouvelle que Stephan Zweig a écrit avant de se donner la mort avec sa femme au brésil. Sous forme de pièce de théâtre ici, elle est mise en scène par Yves Kerboul et interprété par André Salzet.
Le spectacle commence, on voit sur la scène seulement une chaise et André Salzet, l’interprète, qui va nous raconter le périple du narrateur vers le sud des Amérique, à bord d’un bateau lorsqu’il essaye de fuir la guerre. Passionné d’échecs, il prend part à des tournois qui ont lieu sur le paquebot. Et c’est sur ce même bateau que se trouve Mirko Csentovic champion du monde d’échecs, qui n’a jamais perdu un seul match. Mac Connor, un homme que le narrateur a rencontré durant son voyage va alors proposer à Csentovic de disputer une partie contre lui. Et c’est lors de cette partie que le narrateur va rencontrer Monsieur. B, un aristocrate viennois qui vient d’échapper à la Gestapo.
Cela fait à présent vingt ans qu’André Salzet joue cette pièce, et elle rencontre toujours autant de succès. Il y a une raison à cela, c’est que sa performance nous captive, nous sommes vraiment transportés par son interprétation des quatre personnages de l’histoire à lui seul. C’est une pièce qui est vraiment agréable à voir pour tout le monde.

 

Vu par Tristan L.

Une performance de folie !
J’allais pour la première fois à l’Épée de Bois et j’ai été surpris par son intérieur entièrement constitué de bois !
La pièce raconte, pendant la seconde guerre mondial, l’histoire et la rencontre de deux joueurs d’échecs. L’un qui est un grand champion mais complètement inculte et l’autre un homme mystérieusement doué aux échecs.
La pièce est jouée par un seul comédien qui fait une performance magnifique et millimétrée ! Il est accompagné d’une simple chaise comme décor. La lumière est cruciale, elle joue un rôle très important dans la mise en scène par exemple pour les humeurs, l’ambiance ou encore les lieux. Le son et la musique le sont surtout pour les émotions. On comprend tout de suite et pendant toute la représentation le narrateur qui aussi un personnage et chacun des autres personnages de la pièce. L’intrigue et la chute son superbement amené grâce à tous ces petits détails qui font un tout très prenant.
Une bonne dose de suspense et un beau Théâtre à découvrir ! À voir tout de suite !

 

Vu par Syrine P.

Le comédien André Salzet était seul sur scène et interprétait tous les personnages. J’ai trouvé impressionnant le fait qu’il joue si bien chaque personnage. Je ne me suis jamais perdu dans son jeu, j’ai trouvé son jeu d’acteur clair et très bien réalisé.

La scénographie d’Yves Kerboul est simple.

Depuis 20 ans la mise en scène n’a pas changé, une unique chaise meuble la scène, elle est située au centre de l’espace utilisé par le comédien.

La lumière joue donc un rôle important dans la pièce, lors de certains changements de personnages un noir total permet de faire la transition.

Lors d’une scène où l’acteur nous raconte ses mois passés, dans une chambre durant sa période d’interrogatoire, il nous décrit la chambre comme petite, uniquement composée d’une table, d’un lit et d’un bureau. Seule la lumière nous permet de visualiser ce si petit endroit.

Je n’ai cependant eu aucun mal à m’imaginer les décors, comme si je lisais un livre.

J’ai réellement trouvé le texte extraordinaire, voir cette pièce m’a donné envie de lire du Stéphane Zweig.

 

 

 

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