Exécuteur 14 au Théâtre des Quartiers d’Ivry jusqu’au 2 décembre

texte d’Adel Hakim, mise en scène d’Antoine Besler

 

Vu par Louise S.

Exécuteur 14, pièce mise en espace pour la première fois à Théâtre Ouvert en 1990, puis créée l’année suivante au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis avec Jean-Quentin Châtelain est désormais un spectacle devenu mythique.

Nous suivons l’évolution d’un peuple, les Andémites, au travers d’un des leurs, de l’enfance à l’âge adulte. Les Andémites, communauté sans guerre, voient cette période de calme s’effondrer petit à petit lorsque les Zélites, autre peuple, se révoltent et entre guerre.

Le décor est quasi inexistant. Il n’est composé que d’un fond éclairé de lumière orange, d’un micro, et de 10 néons positionnés au sol et formant la lettre E et le nombre 14, clin d’œil au titre de la pièce. Le fait qu’il soit aussi épuré n’est pas problématique. En effet, le comédien pourrait jouer sur un fond noir, cela ne changerait rien.

Bien que cette pièce soit un monologue du début à la fin et cela pendant plus d’une heure, elle n’en reste pas moins captivante et extrêmement touchante de par le sujet choisi, le jeu de l’acteur qui traduit la douleur du personnage et gagne ainsi le public tout au long de la pièce. En effet, ce récit est malheureusement le triste reflet d’un grand nombre de guerres actuelles comme celle du Liban qui a inspiré la pièce.

 

Vu par Charlotte S.

Vivre une guerre civile ; c’est ce que vous ferez en allant voir Executeur 14.

En effet, Executeur 14 raconte l’histoire d’un jeune Homme habitant la « cité horizon », déchiré par la guerre civile entre « Zeniths » et « Adamites ». Enfant et déjà dans cette genèse de la guerre, on voit passer le personnage par différentes étapes : l’attente, une sorte d’aventure, la peur, bien d’autre chose encore et finalement l’engagement…

Faisons simple : les décors étaient, selon moi, ni beaux, ni utiles (surtout le micro qu’on voyait trop) ; le son trop fort (si l’intention était de reproduire l’expérience sonore guerrière, c’est réussi !) et le costume du comédien point à mon goût. Mais mettons cela de côté, car après tout le théâtre, c’est avant tout un comédien et son texte. Et ça, c’était au rendez-vous.

Un texte intense et poétique interprété par un comédien original et vivant ; quoi de mieux ? Le texte en question faisait ressortir certaines absurdités de la guerre, la vie qui ne tient qu’à un fil et le basculement d’une personne dans le combat. Cependant j’ai trouvé qu’il manquait d’une pointe de réflexion autour de la responsabilité dans l’engagement guerrier.

Rein que pour la beauté et le sujet complexe qu’il traite, c’est un spectacle à voir !

 

Vu par Nasser H.

 

Exécuteur 14, est une pièce de théâtre jouée ou représentée par un seul acteur, qui est censé avoir vécu la guerre, il raconte d’abord avec enthousiasme et innocence son enfance, sa rivalité avec d’autres camarades appartenant à des clans autres que le sien, puis la guerre s’explose, il raconte ce dérèglement humain : barbarie, tuerie, violence, qui sont ancrés dans son esprit avec beaucoup de peur, de haine et de colère.

Il se présente en premier lieu comme s’il est en pleine guerre, avec des habits sals tachés de sang, dans une salle au sol rouge, éclairée de lumière rouge, ce qui symbolise la peur, le sang, il raconte avec rage des scènes de guerre, avec des gestes, en criant, en sautillant dans tous les sens, peut-être dans le but de transmettre cette sensation pour les spectateurs n’ayant pas assisté à des carnages, une façon de lutter, de combattre, un message pour la génération de paix.

Personnellement, je n’ai pas bien compris, cette pièce, mais je la traduis conne étant un cours de sensibilisation contre la guerre et de ce qu’elle peut engendrer comme dégât, sur plan moral comme sur plan psychologique.

Laisser un commentaire