BÉRÉNICE au TGP jusqu’au 3 février

 Vu par Ninon S. et Théophile C.

Texte Racine  mes Isabelle Lafon

Représentation très agréable au TGP, ce samedi soir.
Isabelle Lafon met en scène Bérénice, ce classique d’une beauté indéniable.

Grâce à son interprétation originale, synthétique et brillante, le public prend le temps d’apprécier et de comprendre les vers de Racine.
Les incontournables tirades mais aussi les nouveautés de jeu (Bérénice danse et joue dans les gradins) sont admirables.
Les acteurs jouent tour à tour des rôles différents. Celle qui interprétait Arsace devient Bérénice et celle qui auparavant était Titus devient Phénice.
Isabelle Lafon met en avant le fait que chacun interprète différemment le texte, ce qui fait la richesse du théâtre mais aussi sa complexité. En effet, à un moment de la représentation, la comédienne jouant Bérénice s’effondre sur scène, une autre vient alors la remplacer mais le jeu est l’opposé du précédent et c’est aux spectateurs de s’adapter. D’autre part, les acteurs ne correspondent pas à l’image des personnages qu’ils incarnent : les genres et les nombres sont remaniés.
Spectacle de courte durée mais de forte émotion,
À voir !
Ninon S.

Bérénice au théâtre Gérard Philipe
Samedi soir dernier, entre un bac blanc et des concours blancs, j’ai trouvé un havre de paix: Bérénice de Racine joué au Théâtre Gérard Philipe .
Assis autour d’une table, ils nous font face dans le silence. Et puis une voix particulièrement agréable s’élève, c’est Pierre-Félix Gravière. Pendant un moment ses camarades s’éclipsent devant son jeu, il est calme mais ses mots sont perçants. Alors que la trame de la pièce avance, Titus, joué par Karyll Elgrichi, s’avance et nous fait trembler … Elle est grandiose, et joue
merveilleusement bien. Elle nous transmet les sentiments de colère et de rage que Titus ressent, son amour pour Bérénice, tous … avec elle nous devenons Titus.
Les lignes du ring que devient la scène se tracent progressivement et les quatre comédiens commencent à s’affronter à coup de tirades, Isabelle Lafon reste sur le côté, observant. La metteure en scène, après son adaptation de La mouette, revient interpréter un classique de la tragédie. Toujours dans la simplicité, elle place ses comédiens dans un décor sobre et dénudé. La mise en scène de la pièce traduit la complexité de la tragédie pensée par Racine, en effet les acteurs sont assignés à un ou deux rôles, leur terrain de jeux n’est pas délimité et c’est aux spectateurs de s’adapter.
La pièce est agréable de part sa durée, 1h30, et pourtant les grands thèmes de la pièce sont abordés permettant aux initiés de redécouvrir la pièce et à ceux qui la découvrent d’apprécier une oeuvre majeure dans sa simplicité.
Théophile C.

 

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