Une leçon de savoir-vivre à l’Epée de Bois jusqu’au 27 octobre

Vu par Jeanne C. et Maram B.

Texte JC Grumberg mes Antonio-Diaz Florian

Une leçon de savoir-vivre est initialement une conférence écrite par  Jean-Claude Grumberg en 2001, après l’attentat du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. .

« Le rire est le propre de l’homme. Pas la haine, fût-elle religieuse, sociale, littéraire, politique, artistique, géniale, le rire, pas la haine. » écrivait Grumberg

La pièce est caractérisée par l’absence, presque totale, de décors : sur scène, il n ‘y a que quatre livres, une petite table en bois, avec une bougie posée dessus. Le spectateur se retrouve donc entièrement absorbé par le texte, ce qui créé une ambiance intimiste et dramatique. La pièce se déroule en trois temps : le repas du soir et les blagues racistes qui y sont faîtes ; la lecture des tares juives et enfin le pourquoi de ce texte.
Pendant une longue partie de la pièce, le comédien lit un extrait du livre antisémite écrit en 1903 par le Docteur Celticus, qui illustre en dix-neuf dessins, les dix-neuf tares physiques qui permettent de reconnaître les juifs.
Afin d’accroître l’effet de la lecture de 11 des 19 tares qui décrivent les Juifs sous les traits de créatures monstrueuses, Diaz-Florian parle de manière très lente et articulée, comme pour distendre le texte. Cela a pour effet de rendre les propos encore plus douloureux et inconfortables.

J’ai été assez désorientée par cette pièce, et il a fallu que j’attende la fin de l’énumération interminable et insoutenable de la lecture du texte de Celticus pour comprendre le but de l’auteur s’adressant à lui-même : « Ta mission, malgré l’angoisse, le dégoût, la boule dans la gorge, faire rire ! » Dans le texte de Grumberg, je n’ai pas beaucoup ri car j’ai trouvé les propos plutôt déstabilisants et choquants. Une mission, en ce qui me concerne, qui n’a pas fonctionné.
Jeanne C.

Des propos plutôt audacieux, beaucoup d’ironie dans cette pièce à l’humour noir! 

Un comédien lit un livre antisémite , Les 19 tares corporelles pour reconnaître un juif écrit par Celticus publié en 1903 . Ses propos sont si infamants et si chargés de haine que l’atmosphère se tend et un long silence remplit la salle de spectacle : seule la perception de l’ironie permet d’accepter ces propos si choquants !

Quant au décor , il est très simplifié, on y trouve une table en bois, des livres et une bougie qui créé une ambiance nocturne .

 C’est une sorte de tragi-comédie à prendre au deuxième degré, voire au troisième degré pour pouvoir recevoir le message que Jean Claude Grumbert essaie de nous le transmettre .
Maram B

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