RADIO LIVE au Théâtre des Quartiers d’Ivry le 7 nov.

 Vu par Lucie D., Daline M., Lisa P. et Zhanna G.
© Lou Rambert Preise

Un parfait équilibre entre l’émission de radio et le spectacle.

Radio Live est un spectacle conçu par Aurélie Charon, Amélie Bonnin et Caroline Gillet et joué le 07 novembre au Théatre des Quartiers d’Ivry.
Plus qu’un spectacle c’est d’abord un échange entre les invités et le public. Chaque invité nous raconte sa vie, les épreuves qu’il a dû traverser, ses questions et ses doutes. Ils sont quatre au total : Inès qui est née d’un père bosniaque et d’une mère croate a vécu à Sarajevo durant la guerre, Yannick qui a grandi au Rwanda juste après le génocide, Amir qui a quitté il y a sept ans le camp de réfugiés à Gaza où il vivait et Martin qui est le fils d’un agriculteur bio du Nord-Pas-de-Calais. Cette émission de radio en direct est animée par Aurélie Charon et Caroline Gillet.
La multidimension de cette émission radio passe par les animations visuelles projetées sur l’écran telles que des photos et des dessins créés en temps réel par Amélie Bonnin, la musique jouée par un pianiste sur scène et le décor qui est construit au fil de la pièce par les invités par exemple en dessinant sur le sol. Tout ces éléments permettent de rythmer la narration des invités et de donner vie à leurs histoires mais également d’apporter des émotions supplémentaires notamment avec la musique. Enfin, il est difficile de rester de marbre car c’est un spectacle à la fois touchant et qui fait réfléchir sur notre société, les libertés et les questions d’identité.

Un spectacle émouvant qui pose de vraies questions. À voir absolument !

Lucie D.

Radio Live, un spectacle authentique et émouvant au Théâtre des Quartiers d’Ivry.

Ce spectacle est conçu par Amélie Bonnin, Aurélie Charon et Caroline Gillet. Leur but est de donner la parole, le micro à une nouvelle génération. La scène, qui représente un plateau de radio, devient ainsi un lieu d’échange où des jeunes engagés venant des quatre coins du monde s’expriment. Chacun d’entre eux nous relate son histoire, son cheminement notamment autour du questionnement sur l’identité mais aussi les épreuves auxquelles il a dû faire face. En effet la plupart d’entre eux viennent de lieux post-conflits et ont des histoires compliquées. Beaucoup de thèmes sont abordés à travers leurs histoires personnelles : la place des jeunes en politique ou dans la société, les frontières, la culpabilité, l’ouverture d’esprit..

Aurélie Charon et Caroline Gillet mènent en quelque sorte la pièce en posant des questions et en créant des échanges entre les différents invités, ce qui rend la pièce agréable à écouter et très fluide. Les quatre invités rencontrés sont : Yannick, né à Kigali au Rwanda juste après le génocide ; Ines, née d’une mère croate catholique et d’un père bosniaque musulman. Elle a vécu la guerre de Bosnie-Herzégovie pendant laquelle elle a reçu un obus à l’âge de neuf ans. On retrouve également Martin, fils d’un des premiers agriculteurs bio du Nord Pas de Calais . Sans oublier Amir, qui vivait dans un camp de réfugié à Gaza en Palestine. Ils sont simples et authentiques, ce qui conduit le spectateur à s’attacher à eux très rapidement. On sent une envie de dialoguer, de partager, d’ouvrir son cœur. Par ailleurs ces invités apportent des photos de leur famille, des vidéos..que Amélie Bonin, qui manie l’écriture, l’image animée, le dessin incorpore sur l’écran au moyen de son ordinateur. Cette idée est ingénieuse et permet au spectateur de naviguer entre la scène et l’écran. Un chanteur et musicien est également présent sur scène accompagné de son piano. Les récits de vie se mêlent alors avec la musique et la chanson, donnant à écouter une magnifique symphonie.

Je recommande vivement ce spectacle qui permet une ouverture sur le monde !  Daline M.

Ce spectacle consiste en différents récits de plusieurs personnes âgés entre 20 et 30 ans, qui viennent tous d’horizons très différents : Palestine, France, Croatie, Rwanda. Ils témoignent de ce qu’ils ont vécu notamment par rapport aux conflits politiques comme le génocide de 1994 au Rwanda.
Radio Live a été très intéressant, ils nous apprends des réalités que l’on ignorait peut-être comme le conflit entre Palestine et Israël que l’on a, pour ma part, jamais abordé à l’école. Les témoignages sont tellement différents les uns des autres que, je pense, chacun des spectateurs a pu s’identifier à au moins l’un d’entre eux surtout que le public est inclu dans le spectacle. Le fait qu’il n’y ait ni script ni costumes, rend les témoignages plus vrai et plus émouvants.
Pour finir, le décor est très bien réalisé, on a vraiment l’impression d’assister à une interview radio avec une table, des micro un peu comme on peu voir dans NRJ. Les témoignages étaient accompagnés de reportages vidéo projetés sur sur le fond de la scène. On pouvait ainsi mieux voir de quoi parlaient les interviewés et mieux les comprendre. Il y avait également un musicien avec son clavier qui a joué et chanté au début et à la fin du spectacle, un peu comme un générique, mais aussi pendant. Ces interventions musicales étaient un peu comme une musique d’ambiance comme on peut le voir dans les films, c’était super !
Un spectacle à voir ! 
Lisa P.

Radio live, un spectacle d’Amélie Bonnin, Aurelie Charon et Caroline Gillet qui regroupe de jeunes gens qui parlent avec nous de démocratie, de droit des minorités, des nouvelles actions. Il s’agit là d’une écriture de demain mais au présent, chacun possède son rôle grâce à sa langue, à sa gestuelle.
Sur scène tout devient vrai. Un récit de vie nous est conté. Se mêlent alors la musique live, les archives, les créations vidéo et les échanges vivants.
Un dialogue entre les personnages mais surtout avec nous, les spectateurs.
Je conseille vivement aux personnes d’aller voir cette pièce. Le théâtre change, le contemporain prend petit à petit sa place. Je suis ravie de voir que le publique a pris plaisir à aller voir ce genre de pièce.
Les comédiens enlèvent cette étiquette de pièce de théâtre à Radio Live, ils le transforment en dialogue, un contact se crée avec le public. Zhanna G.

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