Les bonnes au Théâtre de la Bastille jusqu’au 15 nov

 Vu par Tristan LM.

Texte Jean Genet  mes Robyn Orlin
Une pièce poussée dans les extrêmes
Je ne  ferai qu’un bref rappel de la célèbre pièce de Genet : deux bonnes, également sœurs, conspirent contre leur maîtresse en l’enviant de son statut, de sa richesse, etc.
Une fois les lumières de la salle éteintes, l’on assiste à la projection d’extraits du film The Maids (adaptation au cinéma des Bonnes, 1975) :  Robyn Orlin va alors nous entraîner dans une expérience d’une puissante intensité dans laquelle le spectateur va pouvoir admirer une pièce de théâtre tiré dans tous les extrêmes possibles et imaginables !
Tout d’abord le film de Christopher Miles sera utilisé comme fil rouge et comme principal décor tout au long de la représentation, les acteurs seront incrustés dans la projection à l’aide d’une caméra qui filme face au public. Ces
acteurs sont d’ailleurs trois hommes : les deux bonnes, deux jeunes blacks (Arnold Mensah et Maxime Tshibangu), ainsi que Madame interprétée par un jeune blanc (Andréas Goupil).
Ensuite la pièce a un côté intemporel, grâce au support qu’est le film représentant le Paris des années 60 et les tenues indescriptibles que portent les trois acteurs (quelque chose comme du New style disco post ethnique…).
Pour continuer dans les extrêmes, la metteuse en scène a intégré de la musique qui par moment va totalement prendre le contrôle, laissant place à des scènes dansées. Le texte de Genet également,  est modifié : des répliques ajoutées ou des phrases supprimées. Orlin brisera à de multiples reprises le 4ème mur en beauté !
Pour finir, je félicite le jeu des acteurs et le travail fait avec la projection, Madame ira jusqu’à filmer elle même la scène avec son propre portable.
Je conseille donc extrêmement cette pièce !

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