Coax…Coax au Théâtre du Voyageur jusqu’au 15 déc.

 Vu par Charlotte S.
Texte d’après Les grenouilles d’Aristophane Adaptation et mes Chantal Melior

Un voyage dans la mort qui fait vivre…et beaucoup rire !

Alors ça qu’est-ce qu’on en vit des choses ! D’une scène à l’autre, on fait volte-face : des cuisinières de cantine discutent avec Dionysos en passant par la chanteuse des années 20 aux bandit smart à l’accent anglais et le retour à Eschyle et ses envolées lyriques. C’est un joyeux bordel de temporalités !
Les personnages qui ont été inventés sont plein de personnalités, de mimiques, de gestes, de voix particulières, tous différents les uns des autres et parfois en opposition totale ; ensemble, il donne le relief de l’Himalaya à cette pièce.
Techniquement, la langue des comédiens est aiguisée à souhait : une diction parfaite de longues tirades en vers. On y cultive avec délectation son champ lexical théâtral sans précédent !
Les costumes sont méticuleusement réalisés : pour certains beaux, pour d’autres répugnants, pour d’autres encore absurdes (des clins d’œil à tout va).
Le décor à l’inverse est très simple : une salle avec quelques éléments faisant office de symboles.
Cela donne l’impression d’être dans une conscience, un monde parallèle. Par là, on centre notre attention sur les personnages et leurs richesses.
On peut aussi trouver de la danse dans ce spectacle. Il y a là un petit bémol :  la synchronisation n’est pas encore optimum (mais c’est vite pardonné).
Mais surtout le but premier d’Aristophane a été respecté. Cette pièce est profondément une comédie et vos abdominaux vous le feront sentir !!!
https://www.theatre-du-voyageur.com/

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