Un conte de Noël à l’Odéon jusqu’au 2 février

 Vu par Dora F.
© Simon Gosselin
Texte Arnaud Desplechin mes Julie Deliquet

Un Noël plein d’une tristesse drôlement réelle !

Dans ce drame familial s’affrontent générations, secrets, désirs, haine et amour au sein d’une grande famille. Elle raconte le retour, après 6 ans d’exil familial, d’un frère mal aimé, pour un Noël difficile : la mère est atteinte d’un cancer et cherche au sein de sa famille une moelle épinière compatible pour une greffe. La pièce se déroule au milieu de deux gradins qui se font face. Le spectateur voit donc en permanence d’autres spectateurs en arrière plan. La mise en scène est très intéressante par ce choix d’inclusion du spectateur ; elle l’est également par l’apparition d’un personnage extérieur, qui durant la pièce entière ne fait qu’observer et rire et on s’y identifie rapidement. De plus, durant les scènes les plus fortes et révélatrices, on retrouve un des enfants qui dort sur l’un des lits : la notion d’intimité et de discrétion disparaît complètement dans cette pièce, comme en réalité dans une famille. La musique utilisée est très importante, elle amène une mélancolie très touchante en plus du très bon jeu des comédiens qui transmettent tous une énergie complètement différente : une terrible violence des mots, un calme incroyable comme une peur et une folie maladive.

À voir en se laissant transporter par cette famille qui pourrait être la nôtre.

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