9ème symphonie de Beethoven à la Philharmonie

 Vu par Pablo C. Magdallena B. Louise S. et Cherita G.
© Silvia Lelli
Riccardo Chailly dirigeant l’Orchestre de Paris

Le jeudi 30 janvier se tenait à la Philharmonie de Paris la générale de la Symphonie n°9 de Beethoven, jouée par l’Orchestre de Paris et son chœur, dirigés par Riccardo Chailly.
Assis au deuxième balcon, nous avions une vue plongeante sur l’orchestre et le chœur, qui était composé d’une centaine de choristes et quatre solistes. A l’entrée du chef d’orchestre, tout semblait être prêt pour que la répétition commence. Riccardo Chailly fit alors débuter le spectacle. D’une énergie débordante, Chailly sautillait sur son estrade, comme possédé. Durant presque une heure, l’orchestre joua sans interruption : il n’était en aucun cas nécessaire d’être un grand connaisseur de la musique de Beethoven pour savoir que l’orchestre donnait vie avec grâce au lyrisme de cette symphonie. Puis vint un entracte qui créa une rupture. Après celle-ci, le chef d’orchestre relança ses musiciens mais, cette fois-ci, il les reprenait fréquemment.
Il est intéressant de voir la construction de cette œuvre, comment se bâtit l’interprétation d’une symphonie, de voir l’exigence d’un grand chef d’orchestre. Mais les interruptions fréquentes sont ce qui distingue la générale de la première : les musiciens semblent être prêts, mais le chef d’orchestre tente de perfectionner les détails. La répétition s’arrête sur le seuil du sublime, alors que peu d’heures après, la générale s’y balade.
Pablo C.

Neuvième symphonie, un mythe culturel

La Philharmonie de Paris présente le couronnement de l’œuvre symphonique d’un de plus grands compositeurs européens du XIXème siècle : Ludwig Van Beethoven. La neuvième symphonie a été composée entre l’été 1822 et février 1824 et créée le 7 mai 1824, au Théâtre de la Cour impériale et royale de Vienne. Elle a été dédiée à au Roi de Prusse Frédéric Guillaume III.
Le concert se déroule en un peu plus d’une heure, se décomposant en quatre mouvements : Allegro ma non troppo, un poco maestoso, Molto vivace, Adagio molto e cantabile et Presto – Allegro assai. La répétition générale sous la direction de Riccardo Chailly, était composé d’un orchestre et d’un chœur d’une large éventail de voix allant de plus aigu (soprano) au plus grave (basse).
La Neuvième symphonie est un symbole de la civilisation occidentale car elle est connue dans le monde entier pour la grandeur de sa composition et sa mélodie exaltante, au point de constituer un mythe culturel. C’est une référence de la musique classique par excellence. L’Ode à la joie de Schiller, jouée dans le dernier mouvement symbolise la fraternité et l’humanisme. Pour ses qualités elle est l’hymne de l’Union Européenne.
La Neuvième Symphonie est exceptionnelle car elle se distingue de toutes les autres par sa durée et par l’introduction des voix dans le Final. Même si Beethoven a conservé les quatre mouvements traditionnels des symphonies de l’époque, elles sont amplifiées et exagérées, se dispersent dans différents genres de musique.
Cette interprétation du chef-d’œuvre de Beethoven apporte toujours un énorme plaisir et un état d’épanouissement au spectateur. Cette symphonie transcende les époques.
Magdallena B.

C’est à la Philarmonie, dans la Grande salle Pierre Boulez, que nous avons assisté,  trois membres de DJL et moi à la répétition générale de l’Hymne à la joie de Ludwig van Beethoven le jeudi 29 janvier.

En effet ce soir-là, l’orchestre philharmonique, le chœur de Paris ainsi que quatre chanteurs d’opéra s’entraînaient pour la dernière fois avant la première. Orchestrée par le grand chef italien Riccardo Chailly, c’est avec plaisir et admiration que j’ai pu me laisser porter durant plusieurs heures sur cet air grandiose qu’est la neuvième symphonie. La première partie s’est déroulée sans interruption, avec la présence du chœur de Paris, composée d’une centaine de choristes ainsi que quatre solistes aux voix et tonalités toutes différentes mais sublimes. Au bout d’une heure un entracte imprévu a été imposé, coupant, selon moi, le rythme installé. Après quinze minutes de pause la répétition a repris, n’étant composée désormais que d’instruments.
J’ai adoré découvrir ou plutôt redécouvrir ce morceau, au travers d’une version encore différente de celles que j’avais déjà eu l’occasion d’écouter. La force et l’entrain de Chailly ont, petit à petit gagné tout le public. Cependant j’ai pour ma part perdu le fil du concert à partir de la seconde partie. En effet cette dernière était fortement morcelée, ce qui a, je trouve, coupé l’élan de cet incroyable morceau. Mais, c’est tout le travail de répétition…
Je recommande de vive voix ce concert qui, sans interruptions, aurait été un pur moment de plaisir.
Louise S.

Jeudi 30 janvier dans la magnifique salle Pierre Boulez de la Philharmonie de Paris, a eu lieu la générale de la 9ieme symphonie de Beethoven orchestrée par le prodigieux Riccardo Chailly.
Le compositeur italien a su conduire l’orchestre de Paris et avec une grande sensibilité et une précision sans pareil. Là où nous spectateurs n’entendons « que » la gracieuse mélodie de l’Hymne à la Joie que nous offre le bel orchestre symphonique, le chœur et les quatre solistes très talentueux, lui perçoit une fausse note, un vibrato de trop, un alto un peu trop fort, et cela fait toute la différence !
Voir en temps réel comment un chef d’orchestre peut revisiter une telle œuvre et comment il réussit à ajouter sa propre signature fut une expérience très enrichissante.
C’est un vrai plaisir d’observer entre deux ajustements avec quelle énergie Chailly nous transporte dans l’univers du grand Ludvig Van Beethoven.
En sortant de ce concert, vous aurez probablement tout comme moi l’envie naïve de devenir chef d’orchestre ou violoncelliste.

Cherita G.

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