Porgy and Bess en live du Met de New York au cinéma

opéra en live du Metropolitan de New York dirigé par David Robertson

 

vu par Lisa P.

Porgy and Bess est un opéra, qui met en scène une communauté afro-américaine vivant dans le quartier fictif de Catfish Row. C’est l’histoire d’une femme, Bess, qui se retrouve seule après que Crown, son mari, ait pris la fuite après avoir tué, étant ivre, un de ses camarades de jeu. Porgy, un mendiant la recueille et tous deux tombent amoureux l’un de l’autre. Le spectacle parle alors de leur histoire d’amour qui sera perturbée par Crown qui veut récupérer sa femme.
La mise en scène des Gershwin est très réussie. Les comédiens transmettent très bien, à travers leurs chants, les émotions que leurs personnages ressentent et touchent ainsi parfaitement le spectateur. On voit qu’il ne s’agit pas seulement de raconter en chantant mais de ressentir ce que l’on chante. Un élément totalement réussi dans ce spectacle. Les costumes, les lumières et surtout les chorégraphies amènent un enjouement, le spectateur ressent un entrain grâce à la vivacité du spectacle, ce qui, étant donné la gaieté de l’histoire, n’était pas forcément attendu. Le décor est également très bien réalisé, on se retrouve vraiment dans un environnement très convivial où tous les habitants du quartier sont très proches les uns des autres, où tout le monde se connaît. Le spectateur a même presque l’impression de se retrouver à l’intérieur de Catfish Row.
Un spectacle dans lequel le spectateur est totalement immergé dans l’histoire, une très belle représentation avec des comédiens exemplaires, un opéra à voir !

 

Vu par Selma C.

Un opéra légendaire, magnifié par cette splendide production new-yorkaise.

Cet opéra fut mis en musique par George Gershwin, sur un livret d’Ira Gershwin et DuBose Heyward. Elle fut représentée pour la première fois à Broadway en 1927 et est, cette fois, mise en scène par James Robinson.

L’œuvre se déroule dans un ghetto Afro-Américain aux Etats-Unis, nommé Catfish Row. En étalant les conditions de vie précaires de ses habitants, il raconte l’amour entre un pauvre handicapé, Porgy, et la femme d’une brute notoire Crown, Bess. Les deux amants vont connaître de nombreux tourments, sans trouver une réelle vie paisible, qui s’achève par le départ de Bess à New York, croyant Porgy en prison pour toujours après qu’il ait tué Crown, avec Sportin’Life, un dealer, et Porgy qui part retrouver son amour.

Il est, tout d’abord, impensable de ne pas mentionner la magnifique musique de George Gershwin, dont certains titres sont devenus légendaires, tel que « It Ain’t Necessarily So », « I Loves You Porgy » ou, bien évidemment, « Summertime ». Chaque air contient des variations de plusieurs genres musicaux, tels que le classique ou bien le jazz, et forme ainsi le cœur de l’œuvre. Pour la mise en scène, on peut souligner le splendide et ingénieux décor tournant représentant le quartier de Catfish Row. Le fait que celui-ci ne comporte pas de réels murs définissant les différentes habitations, permet de briser certaines barrières avec le public qui peut ainsi avoir une vue complète sur tous les événements qui s’y passent. Les costumes, d’époque, aident également beaucoup à la création de l’ambiance et contribuent à apporter un réalisme à l’œuvre, en plus d’être beaux esthétiquement. De ce dernier aspect, on peut également noter le magnifique éclairage, sombre en majorité, mais avec certains tons chauds par moments. Le seul point faible qu’on pourrait trouver à cette mise en scène est la chorégraphie intégrée à l’action, par Camille Brown, et qui paraît trop technique, manquant d’authenticité et semblant un peu forcée, ne s’intégrant donc pas au cadre de l’histoire. Mais ce petit point faible est loin d’enlever à cette production toutes les qualités qu’elle possède, à commencer par ses magnifiques interprètes. Eric Owens (Porgy) apparaît comme émouvant et doux, suscitant immédiatement notre sympathie, quand Angel Blue (Bess), elle, nous montre toute la complexité et la fragilité de son personnage. Les rôles secondaires méritent les mêmes louanges, en particulier pour Frederick Ballentine (Sportin’Life) et Latonia Moore (Serena), tous deux admirables.

Une production prestigieuse, qui mérite amplement d’être acclamée !

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