Le bonheur et la fête au Théâtre du Voyageur le 25 septembre

Vu par Suzanne W. et Hortense MR.

Récital, Le bonheur et la fête, joué par Marie-Cécile Milan le 25 septembre 2020 au Théâtre du Voyageur à Asnières sur Seine.

Les applaudissements du public fusent. Un premier rappel, puis un deuxième… le succès de ce récital n’est un secret pour personne présent dans la salle.
La pianiste a décidé de former son récital autour des pièces qu’elle jouait au moment de la création du spectacle, c’est-à-dire les Barcarolles de Fauré. On retrouve ces pièces dans ce récital après deux des Venetianisches Gondellieder de Mendelssohn, et elles sont suivies par Venezia de Liszt, Masques de Debussy, clin d’oeil au contexte actuel de coronavirus et d’incertitude où tout le monde se doit de porter un masque (même si ce n’est évidemment pas du même type de masque dont parle Debussy) et pour finir le Grand Carnaval de Schubert, c’est-à-dire 20 petits morceaux retraçant les événements d’un carnaval traditionnel. Toutes ces pièces sont autour du thème du carnaval, que ce soit celui de Venise ou un autre (allemand par exemple avec Schubert), thème choisi pour redonner de la joie à la partie d’histoire qui s’écrit actuellement.
A mes yeux, le temps est passé très vite, trop vite, lors de ce récital. Bercée par le rythme donné par la main gauche dans presque tous les morceaux, admirative de la technicité de certains passages, j’ai été beaucoup touchée par ce spectacle. Certes, il y a eu des (très peu nombreuses) fautes, qui sont passées bien inaperçues en contraste avec le reste, mais, à mes yeux, la musique n’est pas un art exact, mais bien un art vivant, que les erreurs enrichissent et rendent plus beau, rendant la représentation unique.

Une fête à ne pas rater!
Suzanne W.

Des notes joyeuses et harmonieuses qui donnaient le sourire !

Avec le contexte épidémique actuel, la pianiste s’est donné la mission d’apporter un peu de joie à son public malgré les mesures sanitaires mises en place. Ce fut donc un véritable moment de réjouissance et fête sur le thème du carnaval, période qui paraît lointaine mais qui anime les spectateurs. En effet, dès les premières pièces dont les Venetianisches Gondellieder de Félix Mendelssohn (op. 30 et 62) et les 1ère, 3ème, 5ème et 6ème Barcarolles de Gabriel Fauré, d’où est partie l’idée du thème, on est transporté. Le carnaval continue avec Venezia de Franz Liszt qui par ton calme, léger et scintillant donne presque l’impression d’être devant un bal sans danseurs mais avec une pianiste talentueuse  et un piano somptueux. Puis, d’un ton plus triste mais tout aussi agréable est venu Masques de Claude Debussy, un choix cocasse et pensé par rapport au contexte sanitaire. Le bal se finit par les Scènes mignonnes sur 4 notes dans Carnaval de Robert Schumann, composé de 20 morceaux.
Ce fut pour moi un récital très agréable à écouter, joué de manière passionnée et exceptionnelle. Dans une bonne humeur générale qui se faisait sentir dans la salle, les yeux des spectateurs étaient tous rivés sur la pianiste. Mon opinion positive était apparemment partagée par les autres membres du public, puisque nos applaudissements ont rappelé la pianiste deux fois.

Magnifique, à voir et écouter sans modération !
Hortense MR.

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