Sorcières (titre provisoire) au théâtre des Quartiers d’Ivry

Sorcières (titre provisoire) au théâtre des Quartiers d’Ivry

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Style : Théâtre
On aime : #surnaturel #scénographie
En deux mots : Une ambiance mystique autour des thèmes de la sorcellerie et du surnaturel.

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TQI – Manufacture des Oeillets / 1 place Pierre Gosnat 94200 Ivry-sur-Seine
Tarif : Billetterie / Pass culture accepté

Nos critiques

Texte Penda Diouf, mise en scène Lucie Berelowitsch

Vu par Théa S., Elis B., Anaïs J. et Héloïse B.

 

Une pièce hantée amplifiée par une mise en scène exceptionnelle.

Sorcières (titre provisoire) est un texte de Penda Diouf, mis en scène par Lucie Berelowitsch au Théâtre des Quartiers d’Ivry.

Une jeune femme hérite de la maison de sa grande-tante en pleine campagne normande, mais elle ignore les rumeurs de sorcellerie qui courent sur cette demeure. Une amie lui rend visite et commence petit à petit à démasquer les secrets de la maison, tandis que l’étrange s’installe.

Les sons dominent tout au long de la pièce avec de nombreux passages chantés et des musiques de fond. Ces éléments renforcent l’image de la maison hantée et procurent aux spectateurs des frissons dans le dos. Le spectateur ne peut rester serein face à ces chants qui le tiennent en haleine.

Le décor se métamorphose pendant la pièce. Le faux papier peint, facile à arracher, permet une flexibilité du décor et montre la prise de pouvoir du fantôme qui le déchire. De plus, les murs sont aussi mobiles afin de représenter plusieurs pièces du lieu. De la pluie au feu, les nombreux effets spéciaux participent au paranormal. Le feu est soudain et impressionnant ; il reflète des événements passés de telle façon qu’il prédit la possession du personnage principal.

Les émotions fortes sont prédominantes dans le jeu des actrices. Les trois comédiennes incarnent avec justesse les inquiétudes des personnages. Les scènes de possession sont brillamment interprétées par Sonia Bonny, qui montre parfaitement la torture subie.

Émotions fortes garanties, une pièce parfaite pour les passionnés de thriller !

Théa S.

 

Sorcières (titre provisoire) ensorcèle chacun, nous rapprochant un peu plus de la folie.

Trois femmes se rencontrent au cœur de la campagne en Normandie, et le spectateur est plongé dans un monde de secrets et de sorts, la paisible maison familiale accueillant peut-être quelques fantômes et sortilèges. Magie noire ou rumeurs paysannes, la pièce explore ainsi les thèmes de l’héritage et de l’amitié. L’ethnologue Jeanne Favret-Saada dans les années 70s puis la comédienne Clara Schmidt en 2024 ont recueilli des témoignages d’habitants et d’habitantes révélants croyances, histoires, entendues et vécues d’âmes égarées, d’objets qui parlent et de maisons qui brûlent.

Le décor est époustouflant. On retrouve une ambiance austère sous la pluie normande, les portes grinçantes de vieilles maisons, et les meubles qui semblent tenir debout par magie tellement leurs articulations sont rouillées et leurs pieds grignotés. Terre, feu et vents se bousculent sur scène autour des comédiennes, plongeant le public dans leurs folies intérieures et extérieures. La scène se transforme petit à petit: des murs se déplacent, se joignent et s’enflamment, des rideaux sont arrachés, et la petite maison de campagne prend une allure de moins en moins rassurante. Le jeu des comédiennes est tout aussi inquiétant que le décor, chaque phrase semble tirée d’un esprit pas tout à fait humain, chaque mot énoncé avec un souffle déjà paranormal.

L’expérience n’était pas agréable, mais n’avait peut-être pas à l’être. Tout semblait fait pour mettre mal-à-l’aise son public, à la manière d’un film d’horreur bien réussi.

Un spectacle dément, basé sur des histoires étranges et bizzares, un thriller paranormal.

Elis B.

 

Une pièce féministe hantée par une mise en scène exceptionnelle.

Sorcières (titre provisoire) est un texte de Penda Diouf, mis en scène par Lucie Berelowitsch au Théâtre des Quartiers d’Ivry.

Une jeune femme hérite de la maison isolée de sa grand-tante, au cœur de la campagne normande, sans prêter attention aux rumeurs de sorcellerie qui entourent les lieux. Lorsqu’une amie lui rend visite, celle-ci commence peu à peu à percer les secrets enfouis de la demeure, tandis que le personnage principal se fait emporter par les souvenirs.

Il y a beaucoup de passages chantés très poétiques mais qui font parfois peur. La dernière chanson est une chanson d’année sylvestre qui s’intitule Une sorcière comme les autres qui parle de la place des femme trop souvant oubliées et rabaisées. Le décor se métamorphose pendant la pièce. Les murs sont mobiles, il y a beaucoup d’accessoires, c’est fluide. Ce qui est impressionnant c’est le réalisme : à commencer par la tasse de thé remplie d’eau réellement chaude, avec un véritable sachet de thé, en passant par une vraie pluie qui tombe sur la scène, jusqu’au feu qui embrase la maison, c’est impressionnant. Certains jeux des comédiens pouvaient sembler un peu trop surjoué mais compensent avec le texte marquant.

Pour ceux qui aiment le thriller, spectacle fort en sensation !

Anaïs J.

 

Depuis la nuit des temps, des femmes sont traitées de sorcières. Mais quelles sont leurs particularités ?

Sorcières Théâtre des Quartiers d’Ivry de Penda Diouf et Lucie Berelowitsch

Dans une campagne normande, une jeune fille décide de vivre dans la maison de sa grand-mère. Seulement, au cours de la visite de son amie, d’étranges événements surviennent : des accidents de voiture, une présence derrière la porte, des pannes de voitures et de GPS… Son amie décide alors de mener l’enquête sur la sombre histoire de la première propriétaire : une grande tante morte sans enfants.

L’action se déroule dans un décor évoluant au fur et à mesure de l’histoire, s’ouvrant comme le passé de la maison. La couleur rouge est très présente dans ce spectacle et colle bien avec l’histoire et l’ambiance créée par le mystère. Des notes d’humour viennent ajouter de la légèreté à cette histoire pourtant grave (comme l’histoire du poulet ou de la langue apprise dans le coma). Il est cependant dommage de voir que parfois l’énonciation des répliques se rapproche de celle qu’on faisait avant Molière, c’est-à-dire crier ses phrases au spectateur de manière peu naturelle et fluide.

Un spectacle qui nous fait profondément réfléchir sur la place des femmes dans notre société.

Héloïse B.