Style : Théâtre
On aime : #société #frénésie
En deux mots : Dans un monde qui va de plus en plus vite, l’être humain peut-il encore s’arrêter pour écouter le chant des oiseaux ?
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Théâtre 13 / Bibliothèque, 30 Rue du Chevaleret, 75013 Paris
Tarif : Billetterie / Pass culture accepté
Nos critiques
Collectif La Cabale
Vu par Clément D., Victor A. et Max D.
Marasme, une pièce étonnante et inventive, interactive, qui interpelle le spectateur sur le rythme effréné de nos vies et invite à s’écouter.
Joué au Théâtre 13 (Bibliothèque) jusqu’au 9 octobre 2026, Marasme est une comédie écrite et mise en scène par le collectif La Cabale.
Le sous-titre, Lenteur et Frustration, Anatomie d’une angoisse civilisationnelle — expérience de l’inconfort du temps entre durée étendue et désir résiduel, évoque certaines des thématiques au cœur de la pièce : la solitude, l’addiction au smartphone, l’hyperactivité, l’impossibilité de lever les yeux et d’écouter la nature… Plage bondée ensoleillée, galerie d’art, forêt, groupe de parole… Les scènes s’enchaînent rapidement, sans transition, comme les pensées qui traversent l’esprit d’une personne atteinte d’un trouble de l’attention. Les smartphones, omniprésents dans notre société, prennent vie sur scène : incarnés par des comédiens, ils fuient leur propriétaire, essaient de les raisonner et les encouragent à retrouver la nature, quitte à être en décalage avec leur époque.
Le décor symbolique de la plage est ingénieux. La mise en scène donne une grande place à la nature, avec une forêt moelleuse, calme et accueillante, et des oiseaux qui prennent la parole. La création sonore de Raphaël Charpentier allie admirablement instruments baroques, musique pop et électronique, et bruitages. Elle habille des scènes aux chorégraphies poétiques aussi bien qu’une avalanche de balles de ping pong qui symbolisent toutes les pensées parasites qui s’enchaînent sans cesse dans nos esprits.
Un spectacle délirant, à voir absolument, qui amène à réfléchir sur notre usage des écrans et notre rapport aux autres et à la nature.
Clément D.
Cherchez -vous une pièce à d’apparence déjantée mais dénonçant en réalité la société ?
Ici, au Théâtre 1 (30 rue chevaleret 75013 Paris), le « Collectif La Cabale » vous propose Marasme, une pièce mise en scène par la troupe même, à la découverte de notre société, incapable de s’arrêter.
Une étude a prouvé récemment que l’homme a un temps de concentration de 9 secondes. 9 SECONDES !!! A la suite de cette étude, un millionnaire voyageur décide d’ouvrir un musée consacré à l’écoute des oiseaux, nommé Marasme, pouvant aider l’homme à faire redescendre son taux de cortisol. Mais l’homme arrivera t-il à rester concentré assez longtemps pour ce chant d’oiseau malgré son impatience ?
La pièce met en scène une atmosphère à première vue assez anodine (décor blanc) mais agrémentée de verdure (feuillages et faux arbres). Le décor change cependant souvent, selon les scènes. En effet, entre l’écoute des chants des oiseaux,des saynètes comiques fragmentant la pièce.
Dans ces saynètes, paraissant différentes les unes des autres, se joint la même idée : l’humanité ne prend pas le temps de s’écouter les uns les autres, étant trop occupée par leurs petits problèmes du quotidien.
Un des éléments les plus explicites de la pièce est la dépendance à nos téléphones, qui nous permettent de fuir nos problèmes sans jamais vraiment les résoudre.
Les lumières sont assez fixes mais varient cependant lors de certaines scènes entre le blanc et le blanc chaud. Mais il existe une exception pour une scène dont je vous laisse la surprise.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est le caractère unique de la pièce.
La globalité de la pièce repose sur la comédie, mais délivre quand même les messages phares de la pièce, permettant une compréhension lucide et qui fait bien rire, bref, un mélange parfait.
En conclusion, cette pièce touche par son caractère unique qui fait tout son charme. Elle invite le spectateur à consacrer plus de temps pour les autres et pour soi-même. Elle montre et apprend que même les choses les plus simples et futiles, comme écouter le chant des oiseaux, permet d’oublier nos soucis. C’est pour cela que je garderai cette pièce en mémoire.
Victor A.
Marasme est une pièce à la fois très drôle et très touchante. Les acteurs sont vraiment convaincants et ont une très belle façon de jouer.
Les décors, avec les arbres, les rochers et le mur blanc derrière, créent une ambiance assez particulière qui va bien avec la pièce.
Le moment qui marque le plus, c’est la fin quand l’acteur brise le quatrième mur et demande aux spectateurs de sortir leurs téléphones pour s’excuser devant eux. C’est drôle, mais aussi intéressant par rapport au message de la pièce sur notre rapport au téléphone. La fin est aussi très touchante, surtout quand on reste quelques minutes à simplement écouter le chant des oiseaux. C’est un moment vraiment calme et marquant. Il y a quand même un passage un peu gênant et moins intéressant que le reste, c’est le début quand la fille imite une scène de sexe avec son téléphone.
Malgré ça, je conseillerais vraiment Marasme, surtout aux personnes de mon âge, parce que c’est une pièce qui sensibilise sur l’utilisation du téléphone tout en restant drôle et accessible. C’était une bonne expérience que j’ai envie de partager.
Max D.
