Heptaméron, Récits de la chambre obscure / Bouffes du Nord

Découverte d’un nouveau théâtre

   

Et d’un spectacle à nouveau très différent des précédents

 
© Simon Gosselin

mes Benjamin Lazar  Direction musicale Geoffroy Jourdain

   

Du plateau nu au salut (très applaudi)

Récits extraits de l’Heptaméron de Marguerite de Navarre, sœur de François 1er, et histoires vraies ou rêves des artistes se mêlent avec grâce aux madrigaux de la Renaissance chantés avec bonheur par les chanteurs des Cris de Paris sous la direction de Geoffroy Jourdain. Un décor de bois conçu comme une chambre obscure, celle de notre imagination  mais aussi celles du peintre ou du photographe : ainsi se mêlent quelques vidéos, quelques rappels de l’atelier du peintre ( Marguerite de Navarre a certainement connu Léonard de Vinci) dans le décor comme dans les jeux de miroir de certaines scènes.

Spectacle plein de grâce,  4 comédiens et  8 chanteurs (comédiens aussi) excellents très bien dirigés par Benjamin Lazar. Une très belle soirée terminée par une rencontre avec Benjamin Lazar et Geoffroy Jourdain, auxquels se sont joints quelques chanteurs, qui ont répondu aux questions des jeunes , notamment à propos de la création du spectacle et du décor.

    

UN GRAND MERCI A EUX, et à l’équipe des Bouffes du Nord, qui a permis cette rencontre et une fois encore nous a très bien accueillis.

Retours des jeunes…

Une pièce originale et musicale de l’Heptameron, aussi merveilleuse à voir qu’à écouter !

Ce texte de Marguerite de Navarre est mis en scène par Benjamin Lazar avec 8 chanteurs des Cris de Paris et 3 comédiens du théâtre de l’Incrédule au théâtre des Bouffes du Nord. Même si je m’y étais déjà rendu auparavant, je ne me lasse pas de cette salle délabrée et accueillante.
L’Heptameron est un recueil de nouvelles et de contes. La pluie diluvienne empêche un groupe d’individus de sortir, qui se résigne donc à rester enfermé dans une chambre obscure. Chaque personne va alors faire part à ses interlocuteurs d’une de ces histoires, ruses, tromperies aussi farfelues soient elles. Chacun va réagir à sa manière aux aventures qui lui sont contées: pleurs, rires, etc. Chacune de ces histoires est , ou du moins, le sera par la suite, rythmée par une belle chorale qui fait la force de cette magnifique mise en scène.
Les décors abstraits comme les costumes de la pièce ne m’ont pas particulièrement marqué. En effet, ce sont surtout les comédiens et les chanteurs qui m’ont beaucoup plu. Quoiqu’un peu longue par moment, ce que je trouve fabuleux dans cette représentation est la complicité entre tous les personnages, cet esprit enfantin dans lequel baigne la pièce. En effet, beaucoup des histoires racontées sont jouées par les personnages, qui deviennent alors des comédiens, qui jouent ensemble et qui semblent ressentir et vivre ce qu’ils entendent. Peut être est-ce une pièce de théâtre dans une pièce de théâtre ? Des comédiens ancrés dans des comédiens ? De plus, cette vivacité est transmise au public, qui se trouve alors plongé dans l’histoire.
Les aventures sont toutes résumées par une chorale, composée de chanteurs professionnels, qui sait s’adapter à chaque situation. Par exemple, lorsqu’une personne meurt au cours de l’histoire, un chant (un madrigal de la Renaissance pour être précis) marque le deuil.
Enfin, ce qui selon moi fait la force du spectacle est la diversité de nationalités des comédiens. Asiatique, Portugaise, Américaine: toutes les origines sont présentes sur  scène pour faire vivre au public une expérience époustouflante

Une très belle mise en scènes et de très bon comédiens. À ne pas manquer !
P.S.: Bravo au vieillard (excusez moi pour le terme) et à sa folle histoire de « Duck» qui m’a fait rire aux éclats !
Diego G.

La pièce de Marguerite de Navarre est mise en scène par Benjamin Lazar avec Fanny Blondeau, Geoffrey Carey, Malo de La Tullaye et les musiciens des Cris de Paris
Dans l’Heptameron, il y a plusieurs personnages, un groupe d’hommes et de femmes racontent plusieurs histoires, pour certaines vraies, quand ils racontent leurs propres histoires;  elles sont parfois drôles mais aussi tragiques. Et puis, ils parlent différentes langues :  japonais, anglais, espagnol…
L’Heptameron commence avec des pluies et des tempêtes, qui sont montrées en vidéo sur un rideau et on entend le bruit de la tempête. Cela attire l’attention des spectateurs au début. La lumière change au cours de la pièce : quand elle  devient faible, cela signifie qu’un personnage commence à raconter une nouvelle histoire et elle devient forte après quand le relais est pris par les comédiens qui jouent l’histoire. Les changements de lieu sont montrés quand ils vont derrière un rideau, quand ils utilisent parfois une échelle;  il y a aussi des trous au sol  qu’ils ouvrent ou ferment  pour différencier des lieux ou le niveau social entre les personnages. La musique est jouée par les personnages :  violoncelle, guitare, violon … et ils chantent aussi des madrigaux de la Renaissance. Le jeu des comédiens et les chants sont magnifiques
Une belle mise en scène ! A voir !
Eunseo K. (Jeune non francophone)