Ex : La folie d’Isabelle

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La folie d’Isabelle Canevas Flaminio Scala mes Carlo Boso / Cie Alegria

Une très belle découverte de la Commedia dell arte dans un spectacle parfaitement maîtrisé et très bien joué ! C’est drôle et on prend un vrai plaisir à écouter et à voir jouer ces jeunes comédiens pleins d’énergie. Encore une nouvelle troupe sortie de l’AIDAS qui va combler les spectateurs de bonheur !

Après le spectacle, ils nous ont accordé une rencontre qui a permis aux jeunes de poser des questions sur la création du spectacle et sur l’histoire de la Commedia et de ses personnages. UN GRAND MERCI aux jeunes comédiens qui se sont pliés à cet exercice avec gentillesse et compétence.

Quelques photos  de la rencontre

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Critiques de…

Louise V.

Un spectacle très joyeux et très drôle, porté par de jeunes comédiens bourrés de talent et d’énergie !
La Folie d’Isabelle est une pièce de Comedia dell’Arte écrite par Flaminio Scala, mise en scène au théâtre de Ménilmontant par Carlo Boso.
Orazio, fils de Pantalon, est pris en otage par des Turcs qui l’emmènent jusqu’en Turquie. C’est à Istanbul qu’il rencontre Shéhérazade, la « préférée » du sultan, qui par amour pour Orazio quitta son pays natal, affronta mille et un dangers, se convertit au christianisme et devient la princesse Isabelle après avoir changé de nom. Mais de retour à Gènes (en Italie), prise entre la jalousie de l’ancien amour d’Orazio et la trahison qu’on lui fait subir, Isabelle devient folle, rongée de l’intérieur par un démon.
Carlo Boso a fait le très bon choix de faire jouer ses acteurs sur un tréteau, traditionnellement monté sur une place publique, ici monté sur la scène. Le décor très simple (un rideau avec deux fentes en guise de fenêtres) met très bien en valeur le jeu très juste et très énergique des acteurs de la compagnie Allegria, tous juste sortis de l’AIDAS.
Dans leurs costumes colorés, je leur ai trouvé non seulement de grands talents d’acteurs de comédie, mais également de musicien, d’acrobates, de danseurs… Ils étaient tous plus doués le uns que les autres ! Les masques que quelques comédiens portaient n’empêchaient pas leurs mimiques d’être des plus communicatives.
C’est également le mélange des cultures (France-Italie) qui m’a séduite, au-delà de la drôlerie de la pièce, absolument hilarante : de nombreuses références très modernes (Lady Gaga, le mariage pour tous, les clichés sur les Marocains et les Turcs…j’en passe, et des meilleures) ponctuent  une pièce pourtant très typique de Comedia Dell’arte. Même dans des situations à priori dramatiques, les comédiens et la mise en scène parviennent à nous faire rire.
Par ailleurs, les acteurs semblaient très proches du public, tout d’abord de par la taille de la salle, mais aussi par le lien qu’ils ont entretenu tout au long du spectacle : la course poursuite du garde (assez spécial) de Pantalon et d’Arlequin au milieu de la salle ou encore la distribution de cailloux par Aisha pour que des spectatrices puissent « lapider » le sultan contribuent à donner une ambiance très chaleureuse à cette pièce, qui m’a énormément plu.
S’il y a bien une pièce que je devrais conseiller, ce serait celle-ci !

Anita D.

Un jeu d’acteur fou.
La Folie d’Isabelle est mise en scène par Carlo Boso avec la troupe Alegria, composé de comédiens de
l’AIDAS (Académie Internationale des Arts du Spectacle).
La  pièce  raconte  l’histoire  d’une  princesse  turque,  Shéhérazade,  qui  s’enfuit  avec  le  prisonnier  du Sultan, Orazio. Sur l’île de Majorque, elle se convertit au christianisme et prend le nom d’Isabelle. De retour  à  Gène,  Orazio  retrouve  son  ancien  amour.  Puis  débarque  le  Capitaine  Fracasse  voulant rapatrier  Isabelle,  qui subit une trahison.  Au milieu de toute cette pagaille,  Isabelle  va lentement perdre la raison.
Dans la tradition de la Commedia Dell Arte, la troupe nous propose un spectacle sur tréteau, au rythme endiablé et personnages masqués, s’inspirant du canevas de Flaminio Scala. Les effets sonores et les clins d’œil nombreux à l’actualité culturelle nous parlent, mais c’est surtout le jeu des acteurs qui m’a séduit. Superbement dynamique, il nous laisse à peine le temps de respirer entre deux fous rires. L’humour est joué de manière naturelle, encore très proche de l’improvisation et de sa spontanéité à faire rire. Chaque caractère propre au personnage est exagéré avec réussite. Marie GIROS (Isabelle) joue drôlement la folie devenue meurtrière de son personnage. Les mimiques de sa servante Aïcha et les  farces  d’Arlequin  sont  désopilantes.  Le  duel  d’épée  entre  Orazio  et  Flavio  est  parfaitement maitrisé. Les blagues de Pantalone, si prévisibles, nous font toujours rire. En somme, le jeu des expressions du visage est admirablement réussi, en particulier pour l’ancien amour d’Orazio, ce qui rend la pièce plus qu’énergique.  Les ruptures émotionnelles,  les nombreux  rebondissements,  les blagues à répétition, les lazzi etc. constituent la pièce du début jusqu’à la fin et lui contribuent son charme comique et attachant. Là où s’entremêlent orient et occident, se mélangent rire et pleur, danse et chant, amour et meurtre, se coordonnant à merveille.
À voir absolument.

Tim E.

La Folie d’Isabelle  me rend fou de joie !
Un spectacle qui met du baume au cœur, avec des personnages attachants, incarnés par des comédiens pétris de talent.
La Folie d’Isabelle, une pièce de la commedia dell’ arte,  mise en scène par Carlo Bosso, d’après les écrits de Flaminio Scala (16ème siècle) .
Orazio, fils de monsieur Pantalon, riche bijoutier italien, est kidnappé par les Turcs qui l’emmènent jusqu’à Istanbul. C’est là- bas qu’Orazio rencontre Shéhérazade, « la favorite » du Sultan.  Shéhérazade éprise d’Orazio décide de s’enfuir avec lui au péril de sa vie et de se convertir au christianisme. Elle devient ainsi la princesse Isabelle.   Mais arrivée en Italie (Gènes),  elle apprend qu’Orazio éprouve encore des sentiments pour celle qu’il devait épouser.  Dévorée par la tristesse et la haine,  Isabelle devient complètement possédée et perd la raison.
Le metteur en scène Carlo Boso, souhaitait donner l’impression que les comédiens jouaient de manière classique sur une place publique, ici représentée par la scène.  Le décor est  sobre, juste un rideau (avec  des ouvertures de chaque côté pour faire office de fenêtre) et  permet ainsi de laisser le plus de liberté possible aux  acteurs.
Les acteurs  de la compagnie  Alegria (tous issus de l ’AIDAS -Académie internationale des arts et du spectacle) sont  des acteurs complets, excellents  musiciens et cascadeurs de surcroît …     De plus, ils arrivent à transmettre leur humour au public.
Les acteurs   font également allusion  à des sujets actuels  (par le biais d’anachronismes, tels que le mariage pour tous,  Michael Jackson, un joueur de football  …) ce qui contribue  à rendre la pièce énergique. Il s’est opéré une véritable communion avec le public prêt à participer lors du jeter de cailloux.
Pièce à voir pour  une relation presque privilégiée avec les acteurs.

Alexandra A.

La folie d’Isabelle : un spectacle plein de vie et de joie.

La folie d’Isabelle a été écrit par Flaminio Scala et mis en scène par Carlo Boso, le directeur de l’AIDAS. Cette comédie a été jouée au théâtre de Ménilmontant par la Compagnie Alegria
La folie d’Isabelle parle d’Orazio, un jeune homme qui, chaque soir, courtise une jeune femme. Or un soir, le jeune homme se fait kidnapper par les turcs, qui demanderont une rançon à son père, il refusera de payer après les avoir menés en bateau avec sa fameuse phrase « C’était une blague ». Orazio sera emmené en Turquie où un coup de foudre le transpercera lui et la Princesse Shéhérazade. A l’aide de sa servante, Aïcha, ils s’enfuiront pour Gènes, là où il vivait avant son kidnapping.
Les acteurs m’ont énormément séduite, tous étaient en parfait accord. J’ai beaucoup aimé le comte Pantalon avec ses répliques «C’était une blague ». La plupart des acteurs m’ont enchantée d’autant que c’est eux qui ont créé le texte, car, à l’origine seule l’intrigue est écrite. Flaminia est pathétique : elle veut absolument l’amour d’Orazio alors qu’à la fin elle épouse Flavio, le meilleur ami d’Orazio. Les masques des comédiens transforment complètement leur véritable visage (que l’on a vus lors de la rencontre).
Le décor nous transporte jusqu’au moyen-âge, car il n’y a qu’un tréteau au milieu de la scène et un rideau qui fait office de porte et de fenêtre. C’est original lorsque les comédiens qui ne jouent pas, sont assis sur le coté de la scène. Il leur arrive aussi de jouer d’instruments de musique.
Les costumes vont très bien avec l’époque où la pièce a été écrite et tous s’accordent parfaitement avec leur personnage.
Durant la pièce, il y a eu des morceaux de chants des comédiens ayant plusieurs rapports avec l’actualité (comme avec le prénom Aïcha qui m’a marqué).
Une mise en scène  dynamique et joyeuse indispensable en cette période de fêtes.