Ex : Antigone

Affiche Antigone

Antigone Texte J.Anouilh mes Marc Paquien

Une très belle Antigone à la Comédie Française et des critiques envoyées dans la semaine qui a suivi ! Un début très prometteur !

D’Alexandra A.

Antigone : un jeu d’acteurs époustouflant.
Antigone a été écrit par Jean Anouilh et mis en scène par Marc Paquien. Cette tragédie est jouée par les comédiens de la Comédie Française dans la salle Richelieu.
Antigone se rebelle contre Créon le Roi de Thèbes. Il a donné pour ordre de n’offrir aucune sépulture à Polynice. Antigone choisit d’aller enterrer son frère pour qu’il puisse trouver le repos eternel. Mais elle se fait arrêter par 3 gardes qui la conduisent jusqu’au roi son oncle, qui tentera de la raisonner en vain et elle mourra avec Hémon, son fiancé.
Tous les acteurs sont vraiment dans leur rôle jusqu’à la fin. Mais je m’attendais plutôt à voir une Antigone, jouée par Françoise Gilla, avec les cheveux mi-longs et une robe alors qu’elle est plutôt « petit garçon manqué ». Ismène, jouée par Jennifer Decker qui est censée être la plus vieille parait la jeune et l’inverse pour Antigone. De plus je trouve que sa voix est un peu trop grave et cassée pour une jeune fille de 20 ans. Les costumes sont bien choisis et s’allient avec les personnages et leurs caractères.  Le décor sobre, habillé seulement d’un mur, fait bien ressortir les effets de lumières et les acteurs. Les 3 portes nous font penser que nous sommes toujours dans le palais et je trouve cela assez recherché. J’aime beaucoup le garde (Stéphane Varrupenne) qui n’en a que pour les grades, ce qui est amusant. Bruno Raffaelli dans le rôle de Créon désespère de son rôle de roi qui l’oblige à dire « OUI » ce qui le rend pathétique. Antigone dégage une telle force que l’on a presque envie d’aller l’aider. Elle montre à la fois une détermination et une peur de mourir si forte que l’on pourrait croire qu’elle pleure vraiment et qu’elle est fragile.
J’apprécie cette pièce et je conseille à ceux qui aiment les tragédies mais aussi les moments amusants d’aller la voir.

De Jeanne D.

Antigone, un grand texte porté par de grands acteurs.
Une femme seule contre tous, résolue à tout quitter pour ses idées.
Un texte ancien de Sophocle revu par Anouilh, ancré résolument dans la modernité.
Nous sommes allés voir, le mardi 7 Octobre la superbe pièce Antigone de Jean Anouilh d’après Sophocle à la Comédie Française avec Marc Pacquien à la mise en scène.
Cette pièce raconte l’histoire de la jeune Antigone, fille d’Œdipe et sœur d’Etéocle et Polynice qui se sont entretués pour le trône. Leur oncle, ainsi devenu roi de Thèbes, interdit toutes funérailles solennelles pour son deuxième filleul Polynice. Antigone brave alors l’interdit et, profitant du sommeil des trois gardes, ensevelit le corps de son frère. Prise sur le fait et condamnée à mort, elle rejette l’avenir que lui promet Créon à la condition qu’elle se taise.
C’est alors que la tragédie se met en place.
Le décor, grand mur contenant trois grandes portes représente le château de Thèbes. Il est dépouillé et laisse alors les spectateurs se concentrer sur les acteurs. Les costumes, assez simples, permettent de donner de la modernité à la pièce.
J’ai bien aimé les comédiens, leur jeu, leur ton. Leur propos était clair et facilitait la compréhension de la pièce.
Pour conclure, je dirais que c’est une belle pièce magnifiquement écrite et mise en scène.

 

Antigone groupe ANTIGONE Créon

 Une table ronde très intéressante

DSC02082    Elle s’est déroulée avec Beth Thompson, chef coiffeuse et maquilleuse à la Comédie Française, qui est intervenue à titre privé au lycée Henri Bergson de 17h30 à 19h (le lycée nous avait ouvert une grande salle à cette occasion)

 Elle a ouvert un peu les portes des coulisses, nous expliquant le travail de la création des perruques (parfois invisibles, bien que présentes ! On ne  les remarque pas dans  Antigone et pourtant, il y en a !), le lien si important entre le maquillage, le tissu des costumes et les lumières, nous révélant tout le travail de recherches en amont des spectacles.

Cette table ronde à laquelle étaient présents quasiment tous les jeunes a été l’occasion également d’échanges intéressants sur la mise en scène ! Autant de questionnements qui augurent de journaux de bord riches !

Un grand MERCI à Mme Thompson pour son intervention 

DSC02080 DSC02081